Citigroup: le bénéfice net recule au 1er trimestre, plombé par une lourde charge

Le groupe bancaire américain Citigroup a fait état lundi d'un bénéfice net en recul au 1er trimestre, plombé par une lourde charge pour financer la restructuration annoncée la semaine dernière, qui prévoit notamment la suppression de 17.000 emplois.

(afp) Le bénéfice net s'est établi à 5,01 milliards de dollars, en recul de 11% sur un an. Le chiffre d'affaires est ressorti à 25,45 milliards de dollars, en hausse de 15% sur un an.Le géant bancaire a inscrit dans ses comptes une provision de 871 millions de dollars liée aux mesures d'économies de coûts qu'il va mettre en place, a-t-il indiqué dans un communiqué. Le groupe avait averti de cette provision lors de l'annonce de sa restructuration mercredi dernier.

Par action, le bénéfice net ressort à 1,01 dollar et remonte à 1,18 dollar hors exceptionnels.Les analystes, qui calculent généralement leurs prévisions hors exceptionnels mais ont été avertis par Citigroup mercredi dernier de cette lourde provision sur le trimestre, tablaient sur un bénéfice de 1,09 dollar par action.Côté chiffre d'affaires, le marché attendait 24,22 milliards envisagés par le marché.Les revenus du groupe ont été tirés par la branche de détail, qui a réalisé 13,10 milliards de dollars (+10%), et par la division marchés financiers, avec 8,95 milliards (+23%).

La gestion de portefeuille affiche un chiffre d'affaires de 2,81 milliards (+13%) et celle dite d'investissements alternatifs de 562 millions (-17%).La banque n'a pas livré de prévisions mais a souligné dans un communiqué que "nos priorités pour l'avenir sont claires: nous allons investir pour développer nos activités, prendre des mesures pour améliorer notre efficacité et réduire nos dépenses, et poursuivre l'élan pris par nos franchises".

Citigroup met en oeuvre la première restructuration d'envergure de son histoire, pour réduire drastiquement ses coûts de fonctionnement afin de redresser ses marges. Le volet social de ce plan prévoit la suppression de 17.000 emplois, soit environ 6% des effectifs, et la délocalisation de 9.500 postes, aux Etats-Unis et à l'international.Citigroup vise 2,1 milliards de dollars d'économies en 2007, puis 3,7 milliards en 2008 et 4,6 milliards en 2009.Ces économies doivent compenser une structure de coûts très lourde pour le groupe. En 2006, les dépenses opérationnelles avaient augmenté de 15% à 52 milliards de dollars, alors que le bénéfice net avait reculé de 12% à 21,5 milliards.Au 1er trimestre, Citigroup a racheté Egg au Royaume Uni, et est en cours d'offre d'achat amicale sur Nikko Cordial au Japon, a rappelé le groupe.

Photo Belga

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