Citigroup n'envisage pas d'acquisitions d'envergure en Europe continentale

"Nous ne sommes actuellement pas intéressés par l'acquisition d'une grande banque d'Europe de l'Ouest continentale", déclare le patron du premier groupe bancaire mondial dans un entretien au Frankfurter Allgemeine Zeitung.

(afp) La banque américaine Citigroup, qui s'est lancée à la conquête de la maison de courtage japonaise Nikko Cordial, n'envisage pas d'acquisitions de cette envergure en Europe continentale, indique mardi son PDG, Charles Prince, dans une interview.

"Nous ne sommes actuellement pas intéressés par l'acquisition d'une grande banque d'Europe de l'Ouest continentale", déclare le patron du premier groupe bancaire mondial dans un entretien au Frankfurter Allgemeine Zeitung.

"Je tiens également pour improbable une fusion transatlantique avec une banque d'Europe continentale pour d'autres banques américaines", souligne encore M. Prince.

Pour lui, une telle opération risquerait en effet de se heurter à l'opposition de l'opinion publique. "Si une banque envisageait une fusion avec un partenaire américain, un concurrent national se mettrait immédiatement sur les rangs pour essayer de mettre la main sur cet établissement", estime-t-il.

Le PDG de Citigroup table par conséquent sur la croissance organique avant tout dans cette région du monde. "Nous ne devons pas, par exemple, racheter Commerzbank pour développer nos activités consacrées aux entreprises", insiste-t-il encore, tout en n'excluant pas de petites acquisitions.

La deuxième banque allemande, comme les françaises BNP-Paribas, la Société Générale, la britannique Barclays et l'espagnole BBVA, ont été citées par la presse comme des proies potentielles pour le géant américain.

Son PDG n'exclut pas en revanche des achats de plus grande ampleur en Grande-Bretagne, où "les conditions sont meilleures", selon lui. "Les débats sur des champions nationaux jouent un rôle moins important", explique-t-il.

Autre région prioritaire pour Citigroup, l'Asie. La banque a lancé récemment une offre d'achat sur la troisième maison de courtage du Japon, Nikko Cordial, pour 8,12 milliards d'euros. A l'avenir, les possibilités d'opérations de cette taille devraient être moins grandes, fait encore savoir M. Prince.

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés