Deux questions à Maître Modrikamen

L'avocat se réjouit évidemment de cette victoire, quasiment sur toute la ligne. Interview.

Le prochain moment-clé sera l’AG programmée le 12 février 2009, sur demande de la cour d’appel…
 
"Effectivement. Nous en attendons beaucoup. Ce que la cour d’appel a fait, c’est rouvrir le jeu, c’est redistribuer les cartes comme nous le demandions. Les opérations de cessions d’actifs que nous contestions sont suspendues, c’est un acquis essentiel. Cela permet donc de repartir d’une feuille blanche et de chercher le meilleur avenir pour Fortis. Pour ses actionnaires, notamment, mais aussi pour son personnel et les épargnants".

"Il est temps de songer notamment à des solutions nouvelles : éventuellement à essayer de construire, avec d’autres opérateurs (Dexia, Ethias…) cette grande banque belge qui n’a jamais été mise sur pied. Ou à concentrer la future Fortis sur les métiers très rentables de l’assurance. Voire à renégocier avec BNP Paribas la revente des activités bancaires, mais cette fois à des conditions plus respectueuses des prix du marché. Qu’on arrête en tout cas de nous dire que Fortis était au bord du gouffre. C’était un alibi pour justifier a posteriori de mauvaises décisions prises à la sauvette".

Mais la banque Fortis se retrouve aujourd’hui plongée dans une certaine incertitude quant à son avenir. Cela ne risque-t-elle pas de la fragiliser dans un environnement bancaire qui reste délicat. Et ne craignez-vous pas des réactions d’épargnants en panique qui pourraient vouloir retirer leur argent ?
 
"Il n’y a aucune raison que la banque soit fragilisée. Et aucune raison de croire que cette décision pourrait envoyer un signal qui ne serait pas rassurant aux épargnants. Au contraire ! L’arrêt d’appel oblige l’Etat belge et BNP Paribas à maintenir leurs engagements et leur soutien, notamment sur le plan interbancaire en ce qui concerne la banque française, vis-à-vis de Fortis banque. Aujourd’hui, la liquidité et la solvabilité de la banque sont garanties. Et c’est notamment à l’Etat de prendre ses responsabilités, comme il l’a fait en son temps pour Dexia et pour la KBC, pour que la situation reste stable".

N.Gh.

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