Dierckx: "Il n'y a pas de situation plus sûre pour une banque"

Il est difficile pour une banque d’avoir une situation plus sûre que d’être détenue à 99% par l’Etat. C’est le message que délivre Filip Dierckx, le patron de Fortis Banque, aux clients de la banque après l’arrêt rendu par la Cour d’appel. Interview.

Bruxelles (L’Echo/De Tijd) - 

Que change l’arrêt pour vous?

L’arrêt ne change rien pour les clients par rapport à la situation de la semaine dernière. Nous restons Fortis Banque, séparée de Fortis Holding, et détenue à 100% par l’Etat. Nous avons avec BNP Paribas un partenaire qui a indiqué très clairement que la reprise devait être l’étape suivante. Nous avons donc le soutien de l’Etat et de BNP.

Les clients sont-ils inquiets ?
Il est inévitable d’entendre des questions de nos clients, en agence, ou dans notre call center. Il s’agit d’un dossier compliqué. Vous devez lire l’arrêt en entier pour bien comprendre chaque détail.  Nous avons toutefois le sentiment que les clients comprennent que la banque est détenue à près de 100% par l’Etat. Ils comprennent aussi que BNP est toujours derrière cette opération et qu’elle apportera le soutien nécessaire pour mener ce projet à bien.

Cela signifie-t-il que BNP pourrait apporter un soutien sous forme de liquidités à Fortis Banque ?

Dans l’arrêt, il est spécifié qu’elle doit continuer à apporter des liquidités. Si l’on dit que l’on apporte son soutien, cela signifie aussi, selon moi, un soutien en termes de liquidités. Cela me parait donc vraisemblable.

Y a-t-il eu beaucoup de retraits d’argent ou vous attendez-vous à un tel phénomène ?
Nous n’avons pas observé de mouvements marquants. Je pense qu’il n’existe pas de situation plus sûre pour une banque que d’être à 99% aux mains de l’Etat.

Comment pensez vous faire passer ce message auprès de votre clientèle ?

Nous avons déjà commencé hier avec une conference call pour le senior management de Fortis Banque et de Fortis Assurances afin d’expliquer ce que signifie cet arrêt. Il y a une véritable cascade de communiqués et de conference calls pour les collaborateurs au sein du réseau. Ce que nous soulignons, à cette occasion, c’est qu’après l’injection de capitaux et la vente des activités néerlandaises, nous sommes devenus une des banques les plus solvables d’Europe.

N’estimez-vous pas qu’il est nécessaire de trouver une alternative à BNP Paribas ?

Au cours des deux derniers mois, j’ai encore acquis davantage de confiance dans ce  projet car je vois, au quotidien, ce que cela signifie pour l’entreprise et les clients. Et j’ai constaté que c’est un projet qui convient très bien à l’entreprise. D’abord parce que  Fortis Banque et Fortis Assurances forment une partie importante de la nouvelle BNP Paribas. Ensuite, dans un certain nombre de domaines où nous étions petits, mais avec quand même des ambitions internationales -comme pour nos clients corporate- nous nous renforçons grâce à un grand groupe comme BNP Paribas.

J.L.

S.W. pour la traduction.

 

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