HSBC tire son épingle du jeu

La britannique HSBC, première banque européenne, a publié des résultats trimestriels meilleurs que prévu malgré d'importants dégats liés au "subprime". Dans un rapport d'activité, le groupe a indiqué qu'il avait dû inscrire 2,6 milliards de dollars supplémentaires de dépréciations d'actifs dans son activité de banque de financement et d'investissement, et 3,2 milliards de dollars de créances douteuses au titre de ses activités de prêts aux particuliers aux Etats-Unis.

  • Ces créances douteuses sont le double de ce qu'elles étaient au premier trimestre 2007, mais elles ont ralenti par rapport aux 4,6 milliards de dollars du quatrième trimestre 2007.
  • Les dépréciations pour leur part s'ajoutent aux 2,1 milliards de dollars inscrits au deuxième semestre l'an dernier. En revanche elles sont moins graves que les quelque 5 milliards de dollars envisagées par les analystes pour le premier trimestre.
  • Les activités européennes ont "enregistré une bonne performance" au premier trimestre, mais le bénéfice avant impôt "a baissé de manière importante" en Amérique du Nord. En revanche, "le premier trimestre a continué à s'avérer une très bonne période pour les marchés émergents, démontrant une fois de plus l'importance de notre stratégie de focalisation sur ces marchés", a estimé HSBC. Le groupe a accru ses bénéfices avant impôt dans tous les grands pays où il opère en Asie-Pacifique, au Moyen Orient et en Amérique Latine.
  • Selon le président Stephen Green cité dans le communiqué, "les perspectives pour le reste de l'année restent inhabituellement difficiles à prévoir dans l'environnement actuel".Il a noté qu'il y avait "de nombreuses parties du monde qui bénéficient d'une forte croissance économique", en particulier les économies émergentes, mais qu'en regard existe "la probabilité de plus en plus importante que les Etats-Unis entreront en récession en 2008".
  • Les analystes ont pour leur part admiré que "le bénéfice de HSBC ait été en hausse au premier trimestre (alors que) c'est quelque chose dont peu de banques en Europe peuvent se vanter", a jugé Alex Potter, de Collins Stewart, dans une note à ses clients.Le groupe a terminé en hausse de 1,85% à 882 pence à la Bourse de Londres dans un marché en hausse de 0,26%.

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