ING dans le vert au premier trimestre, mais reste "vigilant"

©Lieven Van Assche

La bancassureur néerlandais ING a annoncé mercredi avoir renoué avec les bénéfices au premier trimestre de 2010 mais a déclaré rester "vigilant" en raison de la volatilité des marchés.

(L'Echo/AFP) - Le bancassureur néerlandais ING a publié un résultat supérieur aux prévisions au titre du premier trimestre, grâce à la hausse des marchés financiers sur la période, des dépréciations d'actifs moins importantes, et la baisse du coût de ses créances douteuses. Le bénéfice net est ressorti à 1,33 milliard d'euros, grâce notamment à des dépréciations d'actifs moins importantes. A la même période de l'an dernier le groupe avait accusé une perte de 793 millions d'euros.

"Nous devons rester vigilants car les marchés sont encore volatils et la reprise économique pourrait s'avérer fragile", a prévenu Jan Hommen, le directeur exécutif du groupe, dans un communiqué.

Le bénéfice opérationnel s'est quant à lui établi à 1,02 milliard d'euros alors qu'une perte opérationnelle de 236 millions d'euros avait été enregistrée lors du premier trimestre de 2009.

Priorité 2010 : se séparer des assurances

Jan Hommen a rappelé que la grande priorité d'ING pour 2010 est la séparation des activités de banque et d'assurance du groupe pour, à terme, "créer des sociétés fortes et indépendantes". Sous la pression de la Commission européenne, ING avait dû annoncer son intention de se défaire de sa branche assurance.

Le bancassureur a précisé détenir pour un montant total de 3,2 milliards d'euros d'obligations de l'Etat grec, dont 1,9 milliard pour sa branche d'activités bancaires et 1,3 milliard pour sa branche assurance. ING possède également pour 2,8 milliard d'euros d'obligations de l'Etat espagnol et pour 1,6 milliard d'euros d'obligations de l'Etat portugais, selon un communiqué.


Au 31 mars, le bancassureur détenait pour un total de 94,4 milliards d'euros d'obligations dans le monde, dont 50,9 milliards pour sa branche d'activités bancaires et 43,5 milliards pour sa branche assurance, soit 5 milliards d'euros de plus qu'au 31 décembre 2009.
Les banques françaises sont les plus engagées en Grèce de tous les établissements bancaires internationaux, avec des créances supérieures à 50 milliards d'euros au total. La plupart de l'exposition n'est pas liée à la dette de l'Etat grec mais aux prêts consentis à la clientèle privée.

(c) L'Echo

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