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"J'ai été ébranlée et abasourdie" (Onkelinx)

©Photo News

"A aucun moment nous n'avons discuté de la procédure judiciaire ni en conseil des ministres, ni en comité ministériel restreint" a indiqué la vice-première ministre Laurette Onkelinx.

Bruxelles (L'Echo) - La Commission parlementaire "séparation des pouvoirs" qui se penche sur les éventuelles interventions de certains ministres dans le volet judiciaire du dossier Fortis a repris ses travaux ce mardi matin. Lundi, elle a entendu les ex-ministres Jo Vandeurzen et Yves Leterme ainsi que le ministre des Finances, Didier Reynders.

Aujourd'hui, les députés auditionneront les vice-premiers de l'époque, Laurette Onkelinx, Patrick Dewael et Joëlle Milquet.

Après une heure de débats entre les commissaires sur les suites à donner à la lettre envoyée hier à la Commission par Paul Blondeel, juge de la cour d'Appel de Bruxelles, l'ancienne ministre de la Justice, Laurette Onkelinx, a présenté sa version des faits.

"A aucun moment nous n'avons discuté de la procédure judiciaire ni en conseil des ministres, ni en comité ministériel restreint" a-t-elle indiqué en préambule.

Elle a déclaré qu'elle avait été " ébranlée et même abasourdie " lors du du kern du 13 décembre à midi, soit le lendemain de l'arrêt rendu par la cour d'Appel. Lors de ce kern, où les avocats étaient présents, "je n'ai jamais entendu une relation de telles perturbations dans le fonctionnement de la 18e chambre de la cour d'Appel de Bruxelles. Cela me paraissait surréaliste" a-t-elle confié à la Commission.

Les débats ont ensuite porté sur l'article 1088 du code judiciaire qui permet au ministre de la Justice de saisir la Cour de Cassation lorsque un juge a excédé ses pouvoirs dans un décision de justice.

Stéphane Wuille
stephane.wuille@lecho.be

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