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L'étrange oui de Georges Ugeux

Les alliés d'hier, Deminor et Georges Ugeux, ne semblent plus aussi soudés. Alors que les premiers défendent toujours ardemment le non, le coeur du second penche désormais pour le oui...

Bruxelles (L'Echo) - Oui ou non? C'est la question que tout le monde se pose à la veille de l'assemblée générale de Fortis. Et c'est aussi la question qu'Etienne Davignon a posé à son "ami" Georges Ugeux, invité à la tribune du Cercle de Lorraine. Qui, fort courtoisement a répondu: "Je refuse d'influencer le vote, le conseil d'administration fera ce qui sortira de la démocratie des actionnaires". Avant néanmoins de préciser que pour lui, le scénario idéal serait que cet après-midi le gouvernement annonce que  la plus-value sur les 25% dont l'Etat se défera tot ou tard soit acquise pour le holding, que demain  les actionnaires disent oui à BNP Paribas et qu'après-demain la page soit tournée. Mais cela ce serait dans le meilleur des mondes.

"Stratégiquement, je pense que l'avenir de Fortis Banque se trouve du côté de BNP Paribas. C'est une banque qui a besoin de s'inscrire dans un contexte européen, d'être réorganisée et restructurée", a expliqué celui qui est pressenti pour devenir le nouveau président de Fortis.

Pas besoin de lire entre les lignes, on l'aura compris, Georges Ugeux est en faveur du oui. Voila  qui ne manque pas d'étonner de la part du candidat présenté par Deminor, ardent défenseur du non. "Nous voulions que le conseil d'administration de Fortis soit composé de personnes indépendantes, compétentes et en rupture totale avec le passé récent de Fortis. Ces personnes sont néanmoins indépendantes de nous", a expliqué de son côté Pierre Nothomb, le représentant de Deminor. Un argument qui ne convainc guère et qui laisse penser que les alliés d'hier ne sont visiblement plus aussi soudés aujourd'hui. 

Etienne Davignon ne dit pas autre chose quand il souligne: "Aujourd'hui, le camp du non en a pris un coup". 

Toujours est-il que  si les actionnaires votent oui demain, Georges Ugeux a déjà un scénario dans ses cartons, faire de Fortis une compagnie d'assurances, en récupérant si possible le bras néerlandais.  "Il y a un terrain de négociation possible, pour récupérer ces actifs. Néanmoins, si les Pays-Bas décident de lancer des enchères, alors Fortis Holding ne pourra pas suivre".

En cas de non? "On se dirigera alors vers une période de grande incertitude", a encore prévenu  Georges Ugeux.

 

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