L’IPO de CSOB prévue en avril-mai

Le bancassureur flamand, KBC, avait annoncé en novembre son intention d’introduire sur la bourse de Prague sa filiale tchèque. Aujourd'hui l'agenda semble se préciser.

Bruxelles (L'Echo) - Le plan de redressement de KBC, approuvé le 18 novembre dernier par l’Europe, semble entrer dans sa phase de réalisation. L’agenda se précise ainsi pour l’introduction en bourse de la filiale tchèque de KBC.

Le bancassureur avait en effet annoncé l’IPO de CSOB pour le printemps 2010.

Le président de la Bourse de Prague, Petr Koblic, a annoncé dans un interview télévisée que le «timing idéal» pour l’introduction en bourse d’une part minoritaire des actions CSOB détenues par KBC était avril-mai.

«Ce délai est une estimation. Nous n’avons pas encore reçu de confirmation de KBC ou de sa filiale tchèque», a indiqué Koblic. De son côté, KBC s’est refusé à tout commentaire se limitant aux déclarations précédentes.

Quant à la proportion des actions introduites sur le marché, Koblic l’estime à plusieurs dizaines. La fourchette de 20 à 49% est avancée. Et d’ajouter que la valorisation boursière de CSOB devrait être du même ordre que celle de la Komercni Banka valorisée à 5,5 milliards d’euros.

NLB attise les convoitises

La filiale slovène, NLB (Nova Ljubljanska Banka) semble pour  sa part intéresser l’Espagnol Santander, à en croire le quotidien local “Dnevnik”.

Il croit savoir que Banco Santander songerait à acquérir les 30,6 % de la banque slovène actuellement détenues par KBC.

Le bancassureur flamand, considéré comme le 5ème plus grand acteur étranger actif dans les marchés d’Europe centrale et de l’Est, avait annoncé en 2006 son intention de se retirer de NLB. Une décision motivée par le refus du gouvernement slovène, détenteur de 43% des actions de NLB, de laisser KBC monter dans le capital de l’enseigne.  

Une position réitérée en décembre dernier par le Premier ministre, Borut Pahor.

Il avait alors répété que le gouvernement n’entend pas permettre à une partie étrangère de prendre la majorité de NLB.

A l’époque la presse indiquait que la China Development Bank et le fonds britannique de private equity, Apax, étaient intéressés.

Le groupe disposait fin septembre d’un actif de 19,9 milliards d’euros. Il est aussi un acteur important dans d’autres pays de l’ex-Yougoslavie.


D.Li.

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