La "bad bank" de Fortis lève 4,3 milliards

Royal Park Investments (RPI), le véhicule créé pour abriter les crédits structurés de l’ex-Fortis Bank, a réussi à lever 4,3 milliards d’euros par le biais des investisseurs institutionnels. Ce succès tend à démontrer que les crédits sont moins toxiques que ce l’on avait imaginé et que le marché se redresse lentement en ce qui concerne certains produits financiers structurés.

Bruxelles (L'Echo) -  Royal Park Investments (RPI), le véhicule créé pour abriter les crédits structurés de l’ex-Fortis Bank, a réussi à lever 4,3 milliards d’euros par le biais des investisseurs institutionnels. RPI a placé ses titres, sous forme de "papier commercial" essentiellement aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe.

La société, qui appartient aujourd’hui à Fortis Holding, à l’Etat belge et à BNP Paribas, peut être considérée comme l’unique "bad bank" de Belgique. Pourtant, en quelques jours, peu avant Noël et peu avant la fin de l’année, une période habituellement peu propice à ce genre d’opérations, RPI a réussi à placer environ 2 milliards d’euros.

Cette opération a probablement profité de la garantie de l’Etat sur les titres. Néanmoins, ce succès tend à démontrer que les crédits sont moins toxiques que ce l’on avait imaginé et que le marché se redresse lentement en ce qui concerne certains produits financiers structurés.

Voilà ce qui apparaît à la lecture des résultats de RPI. "Depuis notre démarrage le 12 mai 2009 jusqu’à la fin de l’année dernière, nous avons touché 1,3 milliard d’euros en remboursement de crédits", explique Danny Frans, l’administrateur délégué de RPI. "C’est mieux que les estimations. Nous avions tablé sur 1,5 milliard après un an".

Même si la rentabilité de RPI se confirme, Danny Frans entend rester prudent. L’argent frais obtenu va servir à rembourser un crédit-pont de BNP Paribas Fortis, l’ex-Fortis Banque

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