La Commission européenne va surveiller de près le dossier

Le commissaire au Marché intérieur, Charlie McCreevy "observe très attentivement la situation", a averti jeudi Oliver Drewes, l'un des porte-parole de la Commission, lors d'un point presse.

(afp ) - "Déçue" par l'attitude de la Banque centrale néerlandaise, qui s'est immiscée mercredi dans la course au rachat de la banque ABN Amro, la Commission européenne a prévenu jeudi qu'elle examinerait le dossier de près.

Les Pays-Bas sont "connus pour leur économie ouverte" et leur réputation "pourrait être ébranlée si les autorités cherchaient à décourager le rachat de la banque néerlandaise ABN Amro par une banque étrangère", a-t-il mis en garde.

Déplorant la résurgence du protectionnisme dans certains Etats membres, le porte-parole a jugé que la chose serait "encore plus décevante" s'il s'agissait des Pays-Bas, qui ont initié la réforme sur le contrôle des fusions transfrontalières.

Cette réforme, qui doit entrer en vigueur en 2009, a été adoptée le mois dernier par les 27. Elle vise à clarifier les critères d'évaluation des fusions, afin d'empêcher les dérives protectionnistes des autorités de contrôle nationales.

La Banque centrale néerlandaise (DNB) s'est jetée mercredi dans la bataille autour de ABN Amro, exprimant ses doutes sur l'offre conjointe des banques britannique Royal Bank of Scotland, espagnole Banco Santander et belgo-néerlandaise Fortis --concurrente d'une offre de la britannique Barclays.

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