Publicité

La demande de Modrikamen et Deminor irrecevable

Le cabinet d'avocats Modrikamen et Deminor avaient intenté une action en référé ce lundi soir auprès de la présidente du Tribunal de Commerce de Bruxelles Francine De Tandt afin d'obtenir la suspension d'une série de droits de vote en vue de l'assemblée générale de Fortis Holding, demain à Gand. Celle-ci a jugé la demande irrecevable ce mardi matin. "Je n'ai pas tiré toutes les cartouches" a annoncé Modrikamen après l'annonce de cette décision.

Bruxelles (L'Echo/De Tijd) - L'action en référé portait sur 160 à 170 millions d'actions. "Ces titres sont entre les mains de grands actionnaires et certains n'ont été acquis que récemment", explique-t-on dans l'entourage de Mischaël Modrikamen. Les auteurs du référé contestaient notamment la validité d'actions provenant de "hedge funds" localisés dans des paradis fiscaux. La présidente du Tribunal de Commerce Francine De Tandt a tenu lundi soir, en présence des avocats de Fortis Holding.

"Je n'ai pas tiré toutes les cartouches" a annoncé Modrikamen après la décision du Tribunal de commerce. "Les plus importantes restent à venir et elles auront des effets pendant l'assemblée".

Vendredi dernier, le directeur général de Fortis, Karel De Boeck, avait estimé que, selon "les données préliminaires", 580 à 600 millions d'actions seraient présentes lors de l'AG de Fortis à Gand. Finalement, Fortis a indiqué ce lundi que 650 millions d'actions seraient présentes ou représentées, soit 25,8% du capital. Karel De Boeck a précisé que cette différence était due à des retards dans le dépôts de certains titres.

La semaine dernière, après avoir menacé d'un référé, Modrikamen avait obtenu de pouvoir examiner la liste des actionnaires ayant opté pour l'assemblée générale de ce mardi. Le cabinet d'avocats souhaitait vérifier s'il n'y avait pas eu des irrégularités dans les dépôt.

"DU CINEMA" (De Boeck)

Karel De Boeck a réagi fermement à l'annonce de cette nouvelle action. "Nous avons accepté que la liste soit consultée, même si ce n'était pas obligatoire. Nous l'avons fait dans un esprit de pacification. Modrikamen lui-même a conclu un accord de confidentialité en relation avec les données de la liste (...) Mais il n'y a pas d'irrégularité. Nous avons un certificat délivré par le notaire attestant que tout est correct. "

"C'est du cinéma", a déclaré De Boeck. "Je ne m'inquiète pas, mais on ne sait jamais. Nous essayons de faire notre travail sérieusement. Mais nous sommes confrontés à un "contestataire" qui affirme des choses sans pouvoir les prouver".

M.S./V.G.

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés