La régulation coûterait très cher aux banques

RBS serait une des plus affectée ©Bloomberg

Dans une note, les analystes de JPMorgan tablent sur un supplément de fonds propres nécessaire de 161 milliards d'euros. À elles seules, les banques britanniques auraient besoin de plus de 66 milliards d'euros de fonds propres supplémentaires précisent ces analystes.

(Reuters) -  Les grandes banques auraient besoin d'un supplément de fonds propres de 221 milliards de dollars (161,4 milliards d'euros) et leur bénéfice annuel pourrait plonger de 110 milliards de dollars si toutes les propositions visant à les réguler davantage étaient adoptées, estiment des analystes.

Dans une note publiée mercredi, des experts de JPMorgan préviennent que les réformes évoquées depuis le déclenchement de la crise financière ramèneraient le retour sur investissement de 13,3% à 5,4% en 2011, tout en affectant la croissance et en relevant le coût des services bancaires.

"L'impact cumulé de toutes les propositions de régulation laisse penser qu'il y a un réel risque que l'on passe d'un système sous-réglementé à un système sur-réglementé qui se traduirait par une hausse sensible du coût du crédit et par des effets négatifs pour l'économie", écrit le directeur de recherche de JPMorgan Nick O'Donohue dans une note d'étude.

À elles seules, les banques britanniques auraient besoin de 91 milliards de dollars de fonds propres de plus, les autres banques européennes de 86 milliards de dollars, tandis que le secteur bancaire américain devrait récolter 44 milliards de dollars. Les banques les plus affectées seraient peut-être RBS et Lloyds.

A l'échelle de la planète, le bénéfice imposable des banques serait réduit de 110 milliards de dollars et le bénéfice net réduit de plus de moitié à 74 milliards de dollars en 2011.

Parmi les propositions évoquées par les membres du G20 afin de réguler le secteur bancaire, figurent celles de relever les ratios de fonds propres et de liquidité, une possible séparation des métiers de banque d'investissement et de banque de détail ou encore de restreindre la taille des établissements d'importance systémique.

Les analystes préviennent enfin que les banques risquent de répercuter les coûts induits par ces réformes sur leur clientèle, se traduisant par une hausse du coût des services bancaires de 33%, écrit encore Nick O'Donohue.

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