Le comité de la Banque du Japon se réunit pour une possible hausse des taux

Les neuf membres du comité de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ) ont entamé jeudi une réunion cruciale de deux jours au terme de laquelle ils devraient, selon la plupart des pronostics, annoncer un relèvement historique des taux d'intérêt.

(afp) La majorité des économistes s'attendent à ce que l'institut d'émission relève son principal taux directeur, le taux au jour le jour, de 0% à 0,25%. Il devrait par ailleurs porter le taux officiel d'escompte de 0,10% à 0,40% ou 0,50%. Ces deux taux n'ont pas bougé depuis 2000 et 2001 respectivement.

Selon certains analystes, la BoJ pourrait prendre ses précautions en s'autorisant à abaisser à discrétion le taux au jour le jour en dessous de 0,25% pour une courte période, en cas de tourmente sur les marchés financiers.

Cependant, le quotidien d'affaires Nihon Keizai Shimbun (Nikkei) n'écartait pas, jeudi, un maintien du statu quo monétaire au cas où l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo, qui a cédé 1,45% mercredi, chuterait en dessous de la barre des 15.000 points d'ici le milieu de la journée de vendredi.

A 14H00 (05H00 GMT) jeudi, le Nikkei reculait de 0,97% à 15.102,03 points.

Le relèvement attendu vendredi, qui metttrait officiellement fin à six ans de gratuité de l'argent dans la deuxième économie mondiale, constituera une mesure largement symbolique: le taux d'inflation au Japon s'étant élevé à 0,6% en mai, les taux d'intérêt réels resteront négatifs. Ce qui signifie que, dans les faits, les banques continueront d'être payées pour emprunter de l'argent.

Les économistes considèrent qu'une hausse du taux directeur de 0,25 point représenterait surtout un signal, indiquant que l'économie nippone est définitivement rétablie après de longues années de déflation.

"C'est le moment parfait pour une hausse des taux. Tous les indicateurs économiques sont positifs : investissements et exportations vigoureux, prêts bancaires en hausse, augmentation des prix... Les conditions ne seront probablement pas aussi bonnes dans deux mois", commente Martin Schulz, économiste à l'Institut de recherche Fujitsu.

(photo: belga)

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