Le courtier de Fimat entendu par les juges

(afp) - Le courtier qui était en relation avec Jérôme Kerviel, le trader accusé par la Société générale de falsifications qui ont causé un trou de près de 5 milliards d'euros, a été entendu jeudi matin par les juges chargés de l'enquête, a-t-on appris de source proche du dossier.

Ce courtier, salarié de Fimat (aujourd'hui Newedge), une filiale de la Société Générale, a été entendu pour la première fois sur le fond du dossier pendant plus de trois heures en tant que témoin assisté, un statut entre le simple témoin et l'inculpé.

Jérôme Kerviel passait une partie de ses ordres d'achats et de ventes par lui.

Les juges Renaud van Ruymbeke et Françoise Desset, qui avait déjà entendu le courtier le 9 février, l'ont interrogé sur les liens qu'il entretenait avec Jérôme Kerviel et notamment sur sa correspondance par messages électroniques instantanés (chats) avec le trader.

Le statut de témoin assisté sous lequel a été entendu le courtier signifie que les magistrats ne disposent pas d'éléments suffisants étayant la piste d'une complicité avec Jérôme Kerviel.

La Fimat s'était inquiétée du volume de transactions opérées en septembre, octobre et décembre 2007 sur le "desk" où travaille ce courtier. Une enquête interne a toutefois conclu "à la conformité des opérations".

Il avait perçu une prime de 300.000 euros en octobre, selon une source proche du dossier.

Jérôme Kerviel avait lui reconnu, avant son incarcération le 8 février, sa "part de responsabilité" dans les pertes record de la Société Générale tout en refusant d'être "le bouc émissaire" de la banque.

 

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés