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Le Dow Jones Industrial Average, star centenaire des indices américains

Lors de sa première publication le 26 mai 1896, le DJIA affichait 40,94 points. En 111 ans, il a été multiplié par 350. Il lui a fallu attendre dix ans pour atteindre le seuil des 100 points puis presque 70 ans de plus pour les 1.000 points.

(afp) Favori des médias mais jugé peu représentatif par les spécialistes, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) reste, à plus de 110 ans, l'indice phare de la plus grande place financière du monde, la Bourse de New York.

Créé en 1896 par le cofondateur du Wall Street Journal, Charles Dow, le doyen des indices boursiers américain ne comptait à l'origine que 12 membres, représentant d'importants secteurs de l'industrie américaine.

Parmi eux, le conglomérat General Electric est la seule société à toujours figurer dans l'indice des valeurs vedettes.

A l'époque perdu parmi les manufactures de coton, de sucre et de tabac, General Electric est désormais entouré de grands noms du secteur technologique, tels Intel et Microsoft, entrées dans l'indice en 1999. Ces deux poids lourds de la high-tech américaine sont aussi les deux seuls membres du Dow à être cotés au Nasdaq et non au New York Stock Exchange (NYSE).

Lors de sa première publication le 26 mai 1896, le DJIA affichait 40,94 points. En 111 ans, il a été multiplié par 350.

Il lui a fallu attendre dix ans pour atteindre le seuil des 100 points puis presque 70 ans de plus pour les 1.000 points. Le 8 janvier 1987, le DJIA touche pour la première fois le seuil des 2.000 points. A partir de là, l'indice enchaîne les records à grande vitesse.

Le DJIA vient d'enfoncer mardi un nouveau record en franchissant pour la première fois le seuil des 14.000 points en séance.

Bien que principale référence des journaux financiers, le vétéran des indices boursiers américains est jugé peu représentatif des évolutions du marché américain par les spécialistes. Il ne regroupe en effet que 30 noms célèbres de l'économie américaine (de Boeing à McDonald's en passant par Exxon Mobil) alors que près de 2.700 sociétés sont cotées au NYSE et plus de 3.000 au Nasdaq.

Les analystes lui préfèrent ainsi le Standard and Poor's 500, qui regroupe les 500 valeurs les plus importantes du marché boursier américain, ou le Russel 2000, centré sur les sociétés à petite capitalisation.

Le mode de calcul du Dow Jones ne manque pas non plus de susciter les critiques. Il est en effet un des rares indices à être pondéré en fonction du prix de chacune des actions qui le composent et non en fonction de la capitalisation boursière des entreprises.

Le leader des logiciels, Microsoft, dont l'action vaut actuellement un peu plus de 30 dollars, pèse ainsi beaucoup moins lourd dans l'indice que le fabricant de matériel de chantier Caterpillar, dont le titre avoisine les 85 dollars. Microsoft a pourtant une capitalisation boursière presque six fois supérieure à Caterpillar.

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