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Léger repli du brut, la tendance haussière demeure

Les prix du pétrole reculaient légèrement lundi matin à Londres et New York, une correction que les analystes jugeaient passagère alors que les risques pesant sur les cours demeurent nombreux et menaçants.

(afp) A New York, le baril de "light sweet crude" pour livraison en août cédait 18 cents à 73,91 dollars, lors des échanges électroniques vers 10H00 GMT (12H00 à Paris). Il avait atteint vendredi 75,78 dollars en séance, un plus haut historique.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord perdait 12 cents à 73,13 USD sur l'échéance d'août. Le Brent avait également atteint un record historique vendredi, à 75,09 USD.

Les prises de bénéfices continuaient d'entamer la progression enregistrée par les cours vendredi. En dépit de cette correction, les cours restaient cependant légèrement au-dessus de 73 dollars le baril à Londres, et à portée des 74 dollars à New York.

Les cours sont pris dans une spirale haussière due à de nombreux facteurs.

Ils sont d'abord soutenus par la forte demande en essence, non seulement aux Etats-Unis - premier pays consommateur du carburant, où la demande est en plein pic saisonnier - mais également en Asie (Chine, Japon) ou en Europe.

Les prix sont également soutenus par les tensions géopolitiques répandues à l'ensemble du globe: en Iran, en Irak et au Nigeria, trois pays gros producteurs de pétrole, mais aussi en Corée du Nord, un pays qui n'a aucun lien avec l'industrie du brut mais dont les provocations militaires inquiètent la communauté internationale.

A cela s'ajoute la saison des ouragans, qui a débuté aux Etats-Unis. Si aucune tempête n'a encore fait de dégâts cet été, les opérateurs se souviennent que l'ouragan Katrina avait propulsé les prix à des records historiques en ravageant les installations pétrolières du golfe du Mexique à la fin du mois d'août de l'année dernière.

"Toutes les variables de court terme - les ouragans, la géopolitique, les problèmes de raffinage, les problèmes de production et d'approvisionnement en brut - font peser un risque haussier sur les prix, et ce sont des variables qui peuvent se concrétiser littéralement du jour au lendemain", prévenait Mike Wittner, de la banque Cayon.

Pour l'économiste, la seule chose qui pourrait calmer les prix dans le contexte actuel serait une récession économique, qui diminuerait la demande au point de faire baisser les prix.

"Mais si risque de récession économique il y a, c'est un risque de moyen terme, pas quelque chose qui se produira du jour au lendemain. C'est pourquoi il y a plus de chances que le baril atteigne 80 dollars que 60 dollars à court terme", anticipait M. Wittner.

Les analystes de la banque Barclays Capital conseillaient pour leur part d'acheter à chaque repli des prix, une stratégie dite de "chasse aux bonnes affaires" caractéristique d'un marché haussier, où chaque baisse des prix n'est perçue que comme provisoire.

"Le light sweet crude consolide sa place au-dessus de 73 dollars et nous visons un seuil intermédiaire de 78,65 USD, avant les 80 dollars", prévoyaient-ils.

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