Les dernières sociétés belges tombées au champ d'honneur

Si Icos sera sans doute la prochaine à opérer sa sortie d’Euronext Bruxelles, les entreprises belges qui l’ont précédé ces trois dernières années ne manquent pas. Souvent rachetées par les poids lourds de leur secteur en Europe, force est de constater que les plus-values et les possibilités offertes par des groupes plus importants sont souvent irrésistibles...ou nécessaires. Voici un bref aperçu des dernières opérations du genre.

(l’echo) – Fin janvier 2006, Bois sauvage lance une OPA sur le chocolatier Neuhaus. Petite particularité ici, même si le holding détient à l’issue de l’opération  plus de 90% du capital du fabricant de chocolat, pas de « squeeze-out » prévu dans l’immédiat et un transfert des titres flottants encore sur le marché libre. Très rapidement, mais accompagné de frais de « delisting » moins importants, le titre Neuhaus a pourtant été radié de notre Bourse nationale .

A la mi-juillet de la même année, on apprenait que Carestel, leader belge du restoroute était racheté par la firme italienne Autogrill. La société transalpine pour parvenir à ses fins, a mené l’opération en deux temps. Primo,  elle a racheté 61,5% des parts à l’actionnaire majoritaire, la famille Van Milders. Secundo, elle a débarrassé le marché du capital flottant et obtenu de ce fait, la radiation du titre. Pour information, le cours de l’action Carestel valait 32 euros en 1999, l’italienne n’a pourtant payé que 5 euros par titre !

A la clôture de l’offre publique de reprise de Financière Gallop le 9 février de l’année dernière sur la totalité des titres de l’icône du fast-food belge, Quick , 99,63% du capital du restaurateur étaient détenus par la société française. Le titre a disparu le même jour d’Euronext Bruxelles.

En mai 2007, Arinso International, basée à Anderlecht et spécialisée dans l'implémentation de programmes de gestion des ressources humaines en entreprise passe sous le contrôle du géant britannique Northgate Information Solutions. Un rachat de 2,4 millions de titres, à 25 euros pièce, portant sa participation dans la belge à 97,47%, et finalisé par un « squeeze-out » en août dernier. Au lendemain de l’opération , le titre sortait de la cote.

Le 23 janvier 2008, c’était au tour du titre du distributeur de chaussures Brantano de disparaître, résultat de son rachat par Sumi, qui est plus précisément une filiale de la néerlandaise Macintosh. Dans le cas présent également, l’offre a été finalisée par un « squeeze-out ».

En juin 2007, ce sont les titres du holding immobilier bruxellois Agridec qui voient leur cotation s’interrompre. Le holding appartient désormais à une filiale de Fortis Assurance Belgique.

Si c’est en août 2005 qu’Electrabel est  devenue  totalement « française », résultat de son rachat par Suez,  le titre était encore coté à Bruxelles jusqu’en juillet 2007. Il restait en effet 1,38% de capital flottant. Pour obtenir les dernières miettes d'Electrabel, Suez a payé 590 euros par action aux petits porteurs.

La période estivale 2007 se clôture sur une dernière sortie : celle du fabricant gantois de logiciels de graphisme, Artwork Systems repris par son concurrent Esko Graphics.

Plus récemment, on peut encore citer l’offre du géant allemand Norddeutsche Affinerie sur la belge Cumerio, prolongée jusqu’au 12 mars prochain. NA, qui valorise le producteur de cuivre belge à 777 millions d’euros, compte bien s’approprier l’intégralité du capital de ce dernier. Avec pour objectif bien sûr une rapide fusion des deux entités. Si l e groupe allemand   possède au terme de l’opération 95% des actions, elle lancera d’ailleurs une offre de reprise obligatoire (squeeze-out).

Enfin, mardi 20 février,  c’est l'offre publique de Real Software sur sa concurrente Dolmen qui a débuté. L’entreprise IT est valorisée à plus de 133 millions d'euros, soit une prime de 41%. L’opération, annoncée il y a quelques mois, courra jusqu’au mois de  mars. Dolmen,  toujours aux mains de la famille Colruyt,devrait opérer en conséquence sa sortie d’Euronext Bruxelles.

Epinglé également, la bataille interminable pour les certificats Immo North Plaza, mais entre Banimmo et le français GE Real Estate, on ne sait pas encore qui aura le dernier mot.

Amandine Cloot
Amandine.cloot@lecho.be

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