Les investisseurs US s'intéresseront plus aux PME européennes innovantes

Les investisseurs américains s'intéresseront encore plus aux entreprises européennes innovantes après la fusion d'Euronext avec le New York Stock Exchange (Nyse), a affirmé mardi Martine Charbonnier, responsable des introductions en Bourse d'Euronext,

(afp) Les investisseurs américains s'intéresseront encore plus aux entreprises européennes innovantes après la fusion d'Euronext avec le New York Stock Exchange (Nyse), a affirmé mardi Martine Charbonnier, responsable des introductions en Bourse d'Euronext, lors de la conférence annuelle de l'Association française des investisseurs en capital (Afic).

Les investisseurs américains vont en particulier "s'intéresser aux sociétés de (biotechnologie) européennes", et la fusion Nyse-Euronext, en créant "le premier marché d'actions mondial, permettra à ces entreprises de bénéficier d'une maturité d'analyse financière plus forte", a estimé Mme Charbonnier.

"Je ne peux cependant pas encore vous promettre les mêmes valorisations boursières qu'aux Etats-Unis", a-t-elle ironisé.

Plusieurs patrons de "jeunes pousses" françaises au parcours boursier météorique ont témoigné à cette occasion de la nécessité de développer le capital-risque en Europe.

"Il n'a jamais été aussi facile de créer une entreprise en France", mais "il faut savoir si ces entreprises sont des graines de bonsaï ou des graines de baobab" a souligné André-Jacques Auberthon-Hervé, le PDG de Soitec, leader mondial du silicium sur isolant, qui vaut en Bourse 21 fois plus que lorsque les capitaux-risqueurs étaient entrés à son capital.

Selon lui, "les groupes industriels sont encore frileux en Europe, lorsque il s'agit de racheter des jeunes pousses".

Hervé Brailly, le fondateur de la société de biotechnologie Innate Pharma, a rappelé la nécessité pour les entreprises nouvellement créées de s'adresser à des investisseurs connaissant bien leur secteur d'activité, quitte à les trouver à l'étranger.

"Notre entrée en Bourse a été bien accueillie par les investisseurs généralistes français, mais ce sont les fonds spécialisés européens qui permettent de tenir sur la durée", a expliqué l'entrepreneur.

"Les investisseurs ne doivent pas tabler sur des rendements à trop court terme et la tendance est de plus en plus à panacher les portefeuilles, entre des capitaux-risqueurs généralistes et des fonds spécialisés sur un secteur", a expliqué Hervé Stricke, président du directoire de la société de capital-risque X-Ange.

"L'essentiel des emplois est créé dans les PME et surtout dans les PME innovantes. Si elles veulent conserver des cotisants, les caisses de retraite vont être obligées d'investir plus dans des PME innovantes", a ajouté M.Stricke.

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