Les prix du brut divergent après les tirs d'essai de missiles nord-coréens

Les prix du pétrole divergeaient mercredi à New York et Londres, sur un marché incommodé par les tirs de missiles nord-coréens, et toujours inquiet de l'approvisionnement en essence des Etats-Unis, à la veille du rapport sur les stocks américains.

(afp) A New York, le baril de "light sweet crude" pour livraison en août baissait de 24 cents à 73,69 dollars lors des échanges électroniques vers 10H10 GMT (12H10 à Paris).

A Londres, sur l'IntercontinentalExchange (ICE), le baril de Brent de la mer du Nord progressait de 30 cents à 72,81 USD sur l'échéance d'août.

Le marché new-yorkais était fermé ces deux derniers jours en raison de la fête nationale américaine. Mercredi, il procédait à ce que les analystes appellent des "opérations de rattrapage" afin de se remettre en ligne avec le marché de Londres, qui lui était ouvert en début de semaine. Or le Brent à Londres a fini en baisse de 88 cents mardi.

La Corée du Nord a procédé mercredi au tir d'essai de sept missiles, dont un engin à longue portée, suscitant une vague de condamnations internationales.

"Il est possible que certains intervenants sur le marché voient les gros titres sur la Corée du Nord et y répondent" en achetant du pétrole, a noté Mike Wittner, analyste à la banque Calyon.

"Mais ce n'est pas un facteur clef pour le marché pétrolier. La situation en Corée du Nord ne rentre pas dans la même catégorie que les problèmes avec l'Iran, le Nigeria, le Venezuela. Ce n'est pas un producteur de pétrole", a-t-il souligné.

"Et puis je ne crois pas que la Corée du Nord va détourner l'attention des Etats-Unis de l'Iran", a-t-il ajouté.

Les tensions actuelles avec l'Iran sur son dossier nucléaire restaient en effet l'une des principales sources d'inquiétude du marché, qui craint une réduction des exportations de ce gros producteur d'or noir.

Le négociateur iranien Ali Larijani doit rencontrer mercredi à Bruxelles le Haut représentant de l'Union européenne pour les Affaires extérieures, Javier Solana, pour discuter de l'offre de compromis récemment offerte par six grandes puissances à Téhéran pour que celui-ci suspende l'enrichissement de l'uranium.

"Malgré les efforts diplomatiques, l'écart entre ce que les puissances occidentales sont prêtes à accepter et ce que l'Iran est prêt à concéder reste grand, sur le contenu comme sur le calendrier", a réagi Kevin Norrish, analyste à la banque Barclays, estimant par conséquent que "les chances d'un compromis soutenable sont très faibles".

Le marché attendait le rapport hebdomadaire qui sera publié jeudi par le département américain de l'Energie (DoE), soit un jour plus tard que d'habitude en raison de la fête nationale.

"Les prix ne devraient pas trop reculer avant le rapport du DoE sur les stocks pétroliers, qui pourraient montrer que la tendance reste à la baisse pour les stocks d'essence et à la hausse pour la demande de carburant", a prédit Michael Davies, analyste à la maison de courtage Sucden.

Depuis une semaine, les opérateurs s'inquiètent du très fort niveau de la demande américaine en essence, alors que les stocks sont inférieurs à leur niveau de l'an dernier et que les prix du carburant sont très élevés.

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