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Modrikamen espère 22 milliards de dédommagements

Le cabinet d'avocats Modrikamen, qui consacre depuis quelques mois 80% de son temps au dossier Fortis, prépare déjà l'après-assemblées. Quelle que soit l'issue des AG des 8 et 9 avril, l'action au fond qui vient d'être lancée pourrait rapporter quelque 22 milliards d'euros, affirme l'avocat Mischaël Modrikamen. Qui a passé une heure de " live chat " sur le site de " L'Echo " à répondre aux attaques et à réaffirmer sa détermination.

  • " Une action au fond a déjà été intentée il y a trois semaines mais elle est suspendue pour un mois jusqu'à la mi-avril. Nous espérons obtenir un dédommagement de 5 euros par action de l'Etat néerlandais et de 4 euros de la SFPI et de BNP Paribas, ce qui nous laisse espérer un dédommagement global de quelque 22 milliards ", souligne Me Modrikamen.
  • " J'ai une agenda très rempli la semaine prochaine. Je compte voir un maximum de monde pour expliquer en quoi le plan qui est présenté aux actionnaires est mauvais et quelle est l'alternative ", dit-il. Et si le " non " l'emporte, l'avocat se fait fort de pouvoir présenter aussitôt " une toute nouvelle équipe de premier ordre ".
  • " L'assemblée générale doit se prononcer sur les mêmes transactions, sur la même banque, donc sur le même démantèlement. Il n'y a dès lors pas de raison que le vote ne se déroule pas dans les mêmes conditions que celles définies par la Cour d'appel en novembre dernier ", soutient-il. D'où le lancement d'une nouvelle action en référé, censée prévenir un " abus de majorité ", qui devrait statuer sur cette question dans les prochains jours.
  • " Pour forcer le deal avec BNP, on s'appuie sur des spéculateurs étrangers pour s'opposer à des familles d'actionnaires belges ", déplore-t-il.
  • " Qu'il y ait 1.000 , 2.000 ou 5.000 noms ne change rien pour une action en référé. Par contre, s'il manque un seul destinataire pour le pourvoi en Cassation, celui-ci sera automatiquement rejeté ", prévient-il.
  • " Il ne faut pas mélanger les genres. Aujourd'hui, j'agis en tant qu'avocat. Le jour où j'entrerai en politique, je mettrai ma carrière d'avocat entre parenthèses. Il n'est pas exclu que je m'y lance d'ici six mois, un an ou deux ans. Je trouve d'ailleurs, sur un plan général, que la société civile doit davantage s'investir en politique ", dit Modrikamen. Qui pointe du doigt une société " essoufflée " qui n'offre plus guère de choix politiques clairs…
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