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Morgan Stanley fait moins bien que prévu

Morgan Stanley a réduit sa perte trimestrielle mais moins que prévu. Au cours du trimestre clos fin novembre, la banque new-yorkaise a accusé une perte nette de 2,29 milliards de dollars, contre une perte de 3,58 milliards un an plus tôt.E n avant-Bourse, le titre dévisse de 7,6%.

Bruxelles (afp) - La banque d'affaires américaine Morgan Stanley a subi une perte nette pire qu'attendu par le marché au quatrième trimestre de son exercice 2008 et a vu son bénéfice fondre sur l'ensemble de l'année, selon un communiqué diffusé mercredi par l'établissement.

Au cours des trois mois achevés fin novembre, la banque new-yorkaise a accusé une perte nette de 2,29 milliards de dollars, contre une perte de 3,58 milliards un an plus tôt, période au cours de laquelle le groupe avait passé de lourdes provisions sur son portefeuille de créances "subprime".
Rapporté par action, cette perte trimestrielle représente 2,34 dollars par action. A périmètre comparable, elle est de 2,24 dollars par action, alors que les analystes ne la voyaient pas dépasser 0,34 dollar par action.

Cette publication faisait dévisser de plus de 6% l'action Morgan Stanley lors des échanges électroniques précédant l'ouverture de la Bourse à New York.
Sur l'ensemble de l'exercice, Morgan Stanley est parvenu à rester bénéficiaire, grâce à trois trimestres dans le vert, mais son résultat net a fondu quasiment de moitié par rapport à celui de l'exercice 2007, à 1,70 milliard de dollars en 2008, contre 3,20 milliards un an plus tôt.
Par action, le bénéfice net (BPA) annuel représente 1,45 dollar et remonte à 1,54 dollar à périmètre comparable, bien inférieur aux 3,45 dollars envisagés par le marché.

Le produit net bancaire du groupe a reculé de 12% d'un exercice à l'autre, à 24,7 milliards de dollars. Sur le seul quatrième trimestre, le produit net bancaire ressort à 1,8 milliard de dollars, contre un revenu négatif de 400 millions de dollars à la même période de 2007, reflétant l'ampleur des dépréciations passées alors dans les comptes.
Le groupe a indiqué avoir "significativement" réduit son effet de levier (prêts rapportés aux capitaux propres) d'une année sur l'autre, d'un multiple de 32,6 à 11,4.

Le montant total des dépréciations effectuées au cours du trimestre n'a pas été précisé. Notamment, le groupe a perdu 1,2 milliard de dollars sur ses placements immobiliers au 4e trimestre et a enregistré des revenus négatifs de 386 millions de dollars dans sa gestion d'actifs sous l'effet de dépréciations.

Commentant les résultats, le PDG John Mack a souligné que "les marchés financiers mondiaux et l'industrie des services financiers ont connu des bouleversements sans précédent au cours des derniers mois".
"Ces conditions exceptionnelles ont affecté nos résultats du 4e trimestre. Toutefois, nous sommes parvenus à dégager trois trimestres consécutifs de bénéfices", a fait valoir le PDG dans le communiqué.

Le groupe "est en train de se repositionner agressivement", a-t-il rappelé, en citant la réduction du périmètre d'activité et du portefeuille d'actifs, ainsi que le renforcement des fonds propres de la banque.
Si l'environnement "va continuer d'être difficile" dans les mois à venir, le PDG a fait valoir que le groupe "a réussi avec succès dans le passé à évoluer et à adapter son activité à l'issue de différents cycles" économiques.

Morgan Stanley a par ailleurs indiqué que John Mack ainsi que les deux co-président du groupe avaient renoncé à leurs bonus de fin d'année, tandis que l'enveloppe consacrée aux bonus avait été amputée de moitié et celle destinée au comité financier du groupe de 75%.

Par ailleurs, la banque a annoncé basculer sur un exercice fiscal calé sur l'année calendaire à compter du 1er janvier. Le mois de décembre en cours fera l'objet d'un rapport comptable séparé.

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