Perte de 665 millions d'euros pour BNPP Fortis

©Lieven Van Assche

BNP Paribas Fortis (ex-Fortis Banque), a essuyé en 2009 une perte consolidée de 665 millions d'euros. Celle-ci est due à des "éléments exceptionnels, non récurrents".

(L'Echo) - BNP Paribas Fortis a bouclé l'année 2009 sur une perte nette consolidée de 665 millions d'euros. Celle-ci "résulte d’éléments exceptionnels, non récurrents", précise l'ex-Fortis Banque, aujourd'hui filiale belge du groupe français BNP Paribas.

Côté positif, la banque évoque notamment la cession d’un portefeuille de crédits structurés à Royal Park Investments, et côté négatif, la cession d’activités annexes, la valorisation des activités abandonnées et l’effet non récurrent de l’alignement des politiques et des estimations comptables sur celles de BNP Paribas.

Le résultat récurrent est par contre positif. BNP Paribas Fortis engrange 56 millions d'euros, grâce à la conjugaison de trois facteurs : une bonne performance commerciale, l’évolution favorable des marchés des capitaux et "un montant élevé de dépréciations, résultant de l’impact du ralentissement économique", indique-t-elle dans un communiqué.

Les conditions pour ce faire n'étant pas réunies, le conseil d’administration de Fortis Banque proposera à l’assemblée générale qui se déroulera en avril de ne pas déclarer de dividende pour l’exercice 2009.

Sur le plan opérationnel, on notera le rebond de l’activité « Global Markets » et le redressement des dépôts de la clientèle dès le deuxième trimestre. Ces facteurs positifs ont permis à la banque de gonfler ses produits nets d’intérêts de 18% par rapport à 2008. Ceux-ci s’élèvent à près de 4,7 milliards d'euros.

En 2009, les dépôts de clients dans le segment en banque de détail et en banque privée s'établissaient à 8 milliards d'euros à la fin 2009 (+14% par rapport à fin 2008). De mai à décembre 2009, les prêts aux particuliers ont progressé de 5% à 47 milliards d'euros. Pour les indépendants et les PME, les crédits ont progressé de 4%.

La mauvaise conjoncture économique a par ailleurs contraint BNP Paribas Fortis à provisionner 2 milliards d'euros sur les prêts, entraînant une détérioration du portefeuille de crédits, particulièrement dans les segments Rimmobilier, de banque commerciale, de leasing et de banque institutionnelle.

Le montant total des charges est par contre en net recul, suite au recentrage des activités et à "une stricte maîtrise des coûts" opérée par la banque. Il s'établit à 5,7 milliards d'euros.

La position de liquidité a continué de s’améliorer au cours de l’année 2009. Le ratio des dépôts/crédits non couverts (hors dépôts et crédits garantis) s’est lui aussi redressé, passant à 98% au 31 décembre 2009, contre 88% fin 2008.

La solvabilité reste élevée. Au 31 décembre 2009, le ratio de capitaux propres Tier 1 de Fortis Banque s’élevait à 12,3% contre 10,7% au 31 décembre 2008. Le ratio de capitaux propres total s'élevait à 19% fin 2009, pour un minimum réglementaire de 8%.

"En 2010, la première des priorités de la banque consistera à mettre pleinement en oeuvre son nouveau modèle d’entreprise et à proposer sa nouvelle offre de produits et services à sa clientèle", indique encore le communiqué.

BNP Paribas Fortis entend notamment privilégier le retour à ses métiers de base et consolider ses positions de marché actuelles. L'intégration au sein du groupe BNP Paribas se poursuit quant à elle comme prévu.

 

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