Plaidoyer du PDG d'ABN Amro pour une fusion avec Barclays

"Nous sommes d'avis que Barclays est le partenaire idéal, question culture, composition et complémentarité", a déclaré le PDG d'ABN-Amro evant l'AG réunie à La Haye, sans jamais mentionner l'offre concurrente du consortium RBS.

(afp) Le PDG de la banque néerlandaise ABN Amro, Rijkman Groenink, a plaidé jeudi en faveur d'une "fusion" avec la banque britannique Barclays, devant une assemblée générale des actionnaires inhabituellement indocile.

"Nous sommes d'avis que Barclays est le partenaire idéal, question culture, composition et complémentarité. C'est vrai, cette transaction fera perdre à ABN Amro son indépendance, mais à Barclays aussi, nous sommes presque aussi grands", a déclaré M. Groenink dans son discours devant l'AG réunie à La Haye, sans jamais mentionner l'offre concurrente du consortium RBS.

Lundi, Barclays a proposé de racheter par échange d'actions le Néerlandais, offrant 36,25 euros pas action.

"Si nous sommes si attirants, c'est parce que nous avons fait un bon boulot", s'est félicité M. Groenink, refusant les critiques sur la mauvaise gestion de la direction depuis 2000.

"Néanmoins, nous devons admettre qu'il n'y a pas eu d'augmentation du cours, et que nous n'avons pas su convaincre les actionnaires et les analystes", a-t-il poursuivi, expliquant que la question d'une réorientation stratégique s'était imposée peu à peu depuis décembre.

"Lentement il est apparu que Barclays serait un bon partenaire", a-t-il dit. "Car la question est : que pouvons nous réaliser, quelle valeur pouvons-nous encore créer seuls ?".

Le consortium, composé de la britannique Royal Bank of Scotland (RBS), de la belgo-néerlandais Fortis et de l'espagnole Santander a déclenché mercredi une vaste bataille bancaire européenne en proposant quelque 72 milliards d'euros pour ABN Amro, surenchérissant ainsi sur les 67 milliards d'euros déjà proposés par Barclays.

L'assemblée générale des actionnaires n'était pas invitée à se prononcer sur les différentes offres faites à ABN, ni sur la décision de céder son joyau américain LaSalle pour 21 milliards de dollars (15,5 milliards d'euros), ce qui a provoqué la colère de nombreux participants. Une association d'actionnaires, VEB, a menacé d'aller en justice à propos de la vente de LaSalle.

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