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Pour Fortis, demain ce sera oui!

©Hans van den Bogaard

A moins que Modrikamen et Deminor ne sortent un ultime lapin de leur chapeau, le oui au projet de cession de Fortis Banque à BNP Paribas semble probable. Même le non ne Ping An ne devrait pas être suffisant pour faire pencher la balance.

  • Dans le camp de Fortis Holding, on est très très serein. Et à entendre Jozef De Mey, président, le oui ne fait quasiment plus aucun doute. Et on est très tenté de le croire. Même la décision de Ping An de voter à nouveau contre le deal ne devrait plus faire pencher la balance avec autant de poids que lors des assemblées  de février dernier. Pourquoi? Parce que le nombre de titres déposés aujourd'hui en nettement plus important qu'au début de l'année. Selon les derniers décomptes, 649 millions d'actions ont été déposées, soit 25,8% du capital contre une vingtaine de pourcents en février.   Le poids relatif de Ping An et ses 4,81% de capital, est donc également nettement moindre...
  • Selon nos informations, quelques 3000 personnes sont attendues au Flanders Expo, mardi, soit un peu moins que lors de l'édition bruxelloise de la précédente ag. Pour plus de titres déposés. Autrement dit: moins d'actionnaires, mais de plus gros actionnaires. "La majorité des gros actionnaires avec lesquels nous avons été en contact récemment sont en faveur de l'opération", dixit De Mey. CQFD.
  • Autre argument en faveur du oui: le ralliement du groupe Chagoury (avec ses 0,7% du capital ou 1,7% si l'on ajoute ses "amis") au clan du oui, lui qui avait voté non lors des dernières assemblées.
  • Toujours favorable au oui: la récente décision de la cour d'appel de Bruxelles qui autorise tous les actionnaires à pouvoir se prononcer lors du vote. Un jugement que même les plus ardents défenseurs du "non" avait considéré comme une défaite importante dans leur combat.
  • D'ailleurs, même si Deminor et Modrikamen devraient pouvoir exposer assez largement leur scénario alternatif lors des assemblées de mardi et mercredi, leur plan B ne suscite visiblement pas autant d'enthousiasme qu'ils l'auraient espéré. Pour preuve, la lettre ouverte "signée par des politiciens et des banquiers de renoms" véritable plaidoyer  pour le stand alone, promise depuis une semaine et qui  n'a jamais été publiée.


A l'heure de faire les comptes, on voit donc difficilement comment le non passera ce mardi. A moins que Deminor ou Modrikamen ne tirent un ultime lapin de leur chapeau. Ce que dans ce dossier, plus personne n'oserait exclure d'office.


Anne-Sophie Bailly

as.bailly@lecho.be

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