RBS annonce la suppression de 3.700 emplois dans son réseau britannique

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La Commission européenne oblige la Royal Bank of Scotland (RBS), aux mains de l'Etat britannique, à vendre plus d'actifs que prévu. La Banque britannique annonce par ailleurs la suppression de 3.700 emplois en Grande-Bretagne.

(AFP - Bloomberg) - La banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS), possédée à 70% par le gouvernement, a annoncé lundi la suppression de 3.700 emplois dans son réseau de succursales britanniques, dans le cadre de la restructuration de ses activités de détail dans le pays.

Dans un communiqué, la banque indique qu'elle "a entamé un processus de consultation avec ses employés au Royaume-Uni sur une restructuration de sa division de banque de détail", et que cela "résultera en la perte d'environ 3.700 emplois dans les succursales".

"Nous consultons les employés et leurs représentants, dont le syndicat Unite (le plus gros du pays, ndlr) et ferons tout ce que nous pouvons pour réduire les licenciements à un minimum absolu", écrit la banque.

Mieux faire pour les clients

Brian Hartzer, le directeur général de cette division, explique dans le communiqué que RBS "doit faire mieux pour ses clients et ses actionnaires en modernisant la manière dont elle opère".

"Nous avons 30% d'employés effectuant des tâches administratives de plus par client que nos concurrents, et ils passent moins de la moitié de leur temps à s'occuper de la clientèle", a-t-il observé, insistant : "Nous devons et pouvons faire mieux".

M. Hartzer a considéré que RBS avait "sous-investi dans ses succursales et dans l'infrastructure de clientèle à un moment où les gens changent leur manière de considérer leur banque et ce qu'ils en attendent". "Nous devons changer cela si nous voulons rebâtir notre succès en servant mieux la clientèle", a-t-il insisté.

M. Hartzer a considéré les suppressions d'emplois comme "profondément regrettables mais nécessaires".

Exigences européennes

La banque avait déjà par ailleurs dû annoncer lundi matin une autre mauvaise nouvelle : la Commission européenne devrait lui ordonner davantage de cessions d'actifs, en échange de l'aide gouvernementale reçue depuis un an, que ce que RBS envisageait initialement. Le titre a fini en baisse de 7,8% à la Bourse de Londres, dans un marché en hausse de 1,19%.

La Commission européenne oblige la Royal Bank of Scotland (RBS), aux mains de l'Etat britannique, à vendre plus d'actifs que prévu, a fait savoir la banque lundi.

L'annonce faite par RBS a fait plonger l'action de 14%.

De nombreuses banques négocient avec l'Europe leur plan de restructuration, dans le cadre des aides d'Etat qu'elles ont reçues. Les investisseurs sont inquiets car la Commission a des exigences strictes. En Belgique, ING et KBC négocient encore avec la Commission.
RBS a indiqué devoir vendre des actifs dont elle ne pensait d'abord pas se séparer.

La banque devrait entre autres vendre les activités d'assurance Churchill, Direct Line et Green Flag, et plus de 300 agences bancaires. La banque d'investissement devrait également être démantelée. RBS a perçu plus de 20 milliards de livres d'aides étatiques l'an dernier.
Personne à la Commission européenne ne voulait faire de commentaire lundi.

 

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