Société Générale enregistre une baisse limitée de son bénéfice au premier trimestre

La Société Générale a vu son bénéfice net reculer de 23,4% au premier trimestre, pour atteindre un peu plus d'un milliard d'euros, un chiffre supérieur aux attentes des analystes qui démontre, selon la banque, sa "résistance" et sa "capacité de rebond" après l'affaire Kerviel. Après avoir vu son bénéfice 2007 divisé par cinq, à 947 millions d'euros, à la suite, selon la banque, des agissements de son trader Jérôme Kerviel et de la crise des "subprime", la Société Générale a dégagé ce trimestre un résultat net de 1,096 milliard d'euros. Les analystes tablaient sur 975 millions.

(afp) - La Société Générale a vu son bénéfice net reculer de 23,4% au premier trimestre, pour atteindre un peu plus d'un milliard d'euros, un chiffre supérieur aux attentes des analystes qui démontre, selon la banque, sa "résistance" et sa "capacité de rebond" après l'affaire Kerviel.

Après avoir vu son bénéfice 2007 divisé par cinq, à 947 millions d'euros, à la suite, selon la banque, des agissements de son trader Jérôme Kerviel et de la crise des "subprime", la Société Générale a dégagé ce trimestre un résultat net de 1,096 milliard d'euros. Les analystes tablaient sur 975 millions.

Elle a réalisé un produit net bancaire (équivalent du chiffre d'affaires) de 5,679 milliards d'euros, en baisse de 6,1%. Les frais de gestion ont augmenté (+5,6%) et le coût du risque a triplé, si bien que le résultat d'exploitation chute de 45,5%, à 1,176 milliard.

Le coût de la crise des crédits américains à risque s'élève à 513 millions d'euros sur ce trimestre mais il est compensé par une plus-value exceptionnelle de 602 millions d'euros liée à la création de sa filiale commune de courtage avec le Crédit Agricole, Newedge, qui a tiré vers le haut le résultat net.

"Le succès de l'augmentation de capital" de 5,5 milliards lancée en mars lui a permis de "préserver ses fonds de commerce et de reprendre sans délai son développement", assure la banque dans un communiqué.

"Au total, confronté à un événement d'une gravité exceptionnelle, le groupe démontre sur ce trimestre sa résistance et sa capacité de rebond", ajoute-t-elle.

Preuve de son attractivité maintenue sur le marché des particuliers en France, le stock net de comptes à vue s'est accru de 21.700 unités sur le trimestre, en progression de 2,3% par rapport au premier trimestre 2007.

L'activité a également bien "résisté" sur le marché des clientèles commerciales, fait valoir la banque, avec une progression de 2,6% de leurs dépôts à vue et de 15,5% des crédits de fonctionnement.

Malgré ces signes encourageants, la banque de détail a subi elle aussi les conséquences de la crise, avec un bénéfice en recul de 4,6%, à 312 millions d'euros. En effet, les tensions sur le marché interbancaire ont fait remonter les taux de l'épargne réglementée tandis que les commissions financières se sont repliées en raison de l'attentisme des investisseurs face à l'évolution de la Bourse.

Deux métiers ont été affectés de plein fouet par l'amplification de la crise financière en début d'année, qui a été particulièrement meurtrière au mois de mars: la gestion d'actifs, qui accuse une perte de 31 millions d'euros, et la banque de financement et d'investissement, dont le résultat chute de 79,1%, à 139 millions d'euros.

Dépendant des marchés émergents, plutôt épargnés par la crise, le pôle banque de détail à l'international, qui intègre désormais la banque russe Rosbank, réalise la meilleure performance, avec un bénéfice en hausse de 33,3%, à 192 millions d'euros.

A sa suite, le pôle services financiers (crédit à la consommation, assurance), également très orienté vers les pays émergents, voit son bénéfice progresser de 11,6%, à 154 millions d'euros.

Publicité
Publicité

Echo Connect