Soupçon de corruption chez Bois Sauvage

Vincent Doumier, Bois Sauvage ©Sofie Van Hoof

Nouveau rebondissement dans l'enquête concernant le présumé délit d'initié dans le chef du holding Compagnie du Bois Sauvage. Aujourd'hui, il est peut-être question de corruption dans ce dossier.

Bruxelles (L'Echo) - Cette nouvelle piste concerne plus spécifiquement V.A., la trader de Bois Sauvage, impliquée dans la vente suspecte des 3,6 millions de titres Fortis le 3 octobre 2008.

Peu de temps après la transaction incriminée, la trader ne travaillait plus pour Bois Sauvage. Selon nos informations, celle-ci aurait reçu un important dédommagement en échange de son silence concernant les transactions effectuées le 3 octobre 2008.

Par contre, si elle décidait de se mettre à table, elle devait rétrocéder les sommes perçues. Il y a de fortes chances pour que le parquet de Bruxelles traite cette affaire comme un cas de «corruption privée».

En tout état de cause, cette trader est l'une des témoins clé du dossier, elle aurait parlé aux enquêteurs. Elle leur aurait expliqué comment deux paquets de titres Fortis (1,6 million et 1 million) auraient été vendus en toute hâte. La transaction s'est déroulée juste après la tenue d'un conseil d'administration extraordinaire de Fortis Banque, auquel Luc Vansteenkiste, également administrateur chez Bois Sauvage, aurait participé.

Selon le code pénal, il est question de corruption privée quand le conseil d'administration, l'assemblée générale ou l'employeur n'est pas au courant des rémunérations suspectes.

Cela aurait été le cas dans le dossier Bois Sauvage. Des éléments tendent à démontrer que certaines personnes chez Bois Sauvage, dont Guy Paquot, le président du conseil d'administration récemment nommé au poste de CEO ad interim du holding, n'étaient pas au courant des transactions suspectes effectuées à quelques heures du démantèlement de Fortis. l

N.K. et L.B.

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