Unicredit et Capitalia peaufinent l'annonce de leur rapprochement

Les banques italiennes Unicredit et Capitalia préparaient vendredi l'annonce de leur rapprochement, attendue dimanche, qui donnera naissance au deuxième groupe bancaire européen en termes de capitalisation boursière.

(afp) Les titres des deux banques ont été suspendus vendredi quelques secondes après l'ouverture et pour toute la séance, dans l'attente d'un communiqué, a indiqué Borsa Italiana.L'administrateur délégué d'Unicredit, Alessandro Profumo, et le président de Capitalia, Cesare Geronzi, ont par ailleurs rendu visite successivement à la Banque d'Italie, l'autorité boursière Consob, et l'autorité de régulation des assurances Isvap, probablement pour leur présenter le projet, selon des journalistes sur place.Les deux banques devraient convoquer leurs conseils d'administration dimanche pour donner le feu vert à la naissance du premier groupe bancaire italien.Cette opération va permettre à Unicredit d'ajouter 2.000 agences à son réseau italien, déjà fort de 5.450 agences, et prendre ainsi le dessus sur son grand rival Intesa Sanpaolo qui dispose de 5.800 agences et est très bien implanté dans le nord, région la plus riche du pays.Les grandes lignes du rapprochement ont déjà filtré dans la presse italienne.

Unicredit devrait absorber Capitalia via une offre publique d'échange (OPE) à raison d'environ 1,1 titre Unicredit pour un titre Capitalia.Le nouveau groupe sera piloté par les hommes d'Unicredit, à savoir Alessandro Profumo, administrateur délégué, et Dieter Rampl président.Cesare Gerzoni devrait devenir vice-président tandis que l'administrateur délégué de Capitalia, Matteo Arpe, quitterait la banque, selon la presse.

Selon Il Sole 24 Ore, ce rapprochement a été accéléré pour éviter un raid de l'espagno Santander sur Capitalia qui cherchait à négocier une reprise des 8,6% de Capitalia détenus par ABN Amro.L'un des points encore à résoudre de la fusion est l'avenir de la participation de 18,4% détenue par les deux banques dans la banque d'affaires Mediobanca.Pour se conformer aux règles du pacte d'actionnaires de Mediobanca, elles vont devoir en céder 9%.Le choix des acquéreurs n'est pas encore fait mais la presse italienne spécule sur une répartition de cette part entre membres du pacte d'actionnaires de Mediobanca, à l'exclusion des banques pour éviter tout conflit d'interêt.Le pacte d'actionnaires de Mediobanca contrôle 52,8% de la banque. Il est partagé en trois pôles: les banques, les actionnaires italiens (sauf les banques) et les actionnaires étrangers.

Photo Belga

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