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Airbus a accumulé les difficultés, qui l'ont contraint à se restructurer

L'avionneur européen Airbus a subi au cours des derniers mois de graves difficultés industrielles, qui l'ont contraint à s'engager dans un vaste plan de restructuration.

(afp) Si le groupe a tenu la vedette du dernier Salon aéronautique du Bourget, annonçant une moisson record de commandes et repassant devant son concurrent américain Boeing, cette bonne nouvelle n'a pas suffi à faire oublier la récente série noire.Au premier rang des difficultés, de lourds problèmes de production ont forcé le constructeur à décaler de deux ans le calendrier de livraisons de son très gros porteur A380, programme de quelque 12 milliards d'euros lancé fin 2000.

La mise en service du plus grand appareil commercial au monde, d'abord programmée au printemps 2006, a été repoussée à octobre 2007, provoquant l'ire des compagnies clientes et plongeant Airbus dans une tourmente sans précédent.Deuxième revers pour l'avionneur, l'abandon en 2006 de la version initiale de l'A350, sous la pression des compagnies clientes qui la trouvaient trop proche de la gamme existante A330, et la présentation d'une nouvelle version à fuselage élargi.Le constructeur a hésité plusieurs mois face au coût de ce programme de 10 milliards d'euros, deux fois plus cher qu'initialement, avant de donner son feu vert en fin de l'année.

Le premier appareil de la gamme A350 XWB sera mis en service en 2013, soit cinq ans après son rival de Boeing, le B787 Dreamliner.Plombé par un dollar faible qui mine sa compétitivité, Airbus a réagi en lançant le plan de restructuration "Power8". Ce plan prévoit la vente partielle ou totale de six usines européennes et 10.000 suppressions d'emploi et doit permettre à Airbus d'économiser 2,1 milliards d'euros par an partir de 2010.

Son annonce, en février, avait provoqué des manifestations de salariés qui restent très mobilisés.A ce climat social tendu s'ajoutent les soupçons de délits d'initié pesant sur plusieurs dirigeants de sa maison mère EADS, qui ont cédé des actions juste avant l'annonce des retards de l'A380, annonce qui avait provoqué la dégringolade du titre en Bourse.L'avionneur européen a accusé au premier trimestre une perte opérationnelle de 69 millions, contre un bénéfice de 684 millions un an plus tôt.

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