Airbus a agi selon les normes sociales européennes, juge la Commission UE

L'avionneur européen Airbus, qui a annoncé hier mercredi un plan de restructuration drastique, "a agi selon les normes européennes" a estimé jeudi une porte-parole de la Commission européenne. "Airbus et EADS ont informé hier (mercredi) le Comité d'entreprise européen sur leurs consultations des semaines à venir", a noté la porte-parole du Commissaire à l'emploi et aux affaires sociales devant la presse.

(afp) "Airbus a agi selon les normes européennes. Ils ont aussi inclus les sous-traitants dans leur plan de restructuration", a souligné la porte-parole Katharina von Schnurbein.

L'avionneur a dévoilé mercredi les détails de son traitement de choc, prévoyant un total de 10.000 suppressions d'emplois et la future cession de six usines en Europe, avec une répartition relativement équilibrée entre France et Allemagne.

Dans ce contexte, des représentants des 27 ont tenu jeudi une réunion d'information sur le nouveau fonds européen d'ajustement à la mondialisation, destiné aux salariés touchés par les restructurations, qui est opérationnel depuis le 1er janvier et doté au maximum de 500 millions d'euros par an.

La porte-parole du Commissaire à l'emploi n'était pas en mesure d'indiquer si ce fonds pouvait ou non s'appliquer aux salariés d'Airbus. Elle a rappelé qu'il revenait aux Etats membres d'en faire la demande.

Ce nouvel instrument vise à soutenir la réinsertion professionnelle des travailleurs licenciés à la suite de "mutations du commerce mondial".

L'aide européenne couvre jusqu'à 50% du coût total des mesures d'aide de reconversion, l'autre moitié incombant à l'Etat membre concerné. Pour déclencher son intervention, il faut un minimum de 1.000 licenciements dans une entreprise ou un secteur économique donné.

L'Europe accompagnera "les efforts d'Airbus en renforçant encore les programmes recherche pour aider l'entreprise", a pour sa part précisé le Commissaire européen aux transports Jacques Barrot dans un entretien jeudi à Europe 1.

"Nous avons un programme de recherche plus important que dans le passé pour accompagner le secteur aéronautique", a précisé son porte-parole à Bruxelles.

"Airbus c'est un des acteurs majeurs de ce secteur, donc il peut bénéficier au même titre que d'autres entreprises des efforts économiques faits par la Communauté européenne dans la recherche", a ajouté ce porte-parole.

Photo Belga

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