Anvers perd la nouvelle Opel Astra et 1.400 emplois

General Motors annonce la suppression d'une équipe à Anvers: l'équivalent de 1.400 emplois. Dès l'annonce de la nouvelle, les travailleurs d'Opel Anvers ont cessé le travail.

(l'écho) La nouvelle était redoutée, elle a fini par tomber. Le constructeur automobile General Motors (GM) a choisi les sites de production de la nouvelle Opel Astra et Anvers ne fait pas partie du lot. Dans la foulée, la direction européenne de GM a annoncé la suppression d'une équipe à Anvers, soit l'équivalent de 1.400 emplois, d'ici la fin de l'été en principe. Après Renault Vilvorde en 1997, Ford Genk en 2003 et VW Forest en 2006, la liste des restructurations dans le secteur automobile ne cesse de s'allonger.

La production de la nouvelle Astra sera assurée par les sites d'Ellesmere Port au Royaume-Uni, de Bochum en Allemagne, de Trollhättan en Suède et de Gliwice en Pologne.

Y a-t-il encore un avenir pour l'usine anversoise? Oui, assurent en chœur la direction européenne de GM Europe et les syndicats de l'usine. Le constructeur a garanti le maintien de l'usine après 2010, date d'arrêt de la production du modèle actuel de l'Astra, mais sans rien promettre au niveau du volume de production ou en termes d'emplois. Si les syndicats se félicitaient d'avoir évité la fermeture pure et simple de l'usine, ils ne cachaient pas leur déception et leur amertume au moment de rejoindre l'usine pour informer le personnel. Les travailleurs ont réagi au quart de tour, cessant le travail dès la nouvelle connue.

Pourquoi Anvers n'a-t-il pas été retenu? Décision stratégique, expliquent les membres de la direction de GM Europe, se retranchant derrière des «politiques de marque et de marché». Décision politique, rétorquent les syndicats.

«Le sentiment qui domine est la déception», a déclaré hier le Premier ministre. Guy Verhofstadt a annoncé son intention de poursuivre le combat pour renforcer le secteur de l'assemblage automobile.

Photo Belga

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