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ArcelorMittal suspend la phase à chaud de Liège

©BLOOMBERG NEWS

Le deuxième haut fourneau liégeois sera arrêté pour la fin mai au plus tard, entraînant également l'arrêt temporaire de la chaîne d'agglomération d'Ougrée, ainsi que de l'aciérie et du laminoir à chaud de Chertal. La cokerie sera par contre maintenue mais la production sera réduite de moitié. Le froid sera alimenté principalement par Dunkerque, qui tournera à 300.000 tonnes par trimestre; et partiellement par Sidmar (60.000 tonnes).

Pour la direction liégeoise, Liège restera donc bien une usine intégrée, qui fonctionne avec deux hauts fourneaux. "Ceux-ci sont en bon état et nous pourrions d'ailleurs penser que nous serons dans les premiers a redémarrer", a commenté M. Degée.

Le deuxième haut fourneau liégeois sera donc arrêté pour la fin mai au plus tard, entraînant également l'arrêt temporaire de la chaîne d'agglomération d'Ougrée, ainsi que de l'aciérie et du laminoir à chaud de Chertal.

La cokerie sera par contre maintenue mais la production sera réduite de moitié. Le froid sera alimenté principalement par Dunkerque, qui tournera à 300.000 tonnes par trimestre; et partiellement par Sidmar (60.000 tonnes).

Dans le froid, la ligne Galva V sera temporairement arrêtée fin juin. La durée de l'arrêt sera fonction de la reprise de la demande d'acier en Europe. Ces arrêts auront des conséquences pour l'emploi, a confirmé M. Degée.

Un millier de personnes seront sans emploi. Parmi elles, quelques 300 personnes sous CDD et des temporaires (une vingtaine) dont les contrats pourraient ne pas être reconduits. "Mais nous aurons besoin d'eux lors du redémarrage", a remarqué Francis Degée. Entre 300 et 400 sous-traitants seront également privés temporairement d'activité.

"Pour le reste, nous allons entamer les contacts avec les partenaires sociaux dès ce mercredi soir pour voir quelles solutions peuvent être dégagées", a remarqué M. Degée, promettant que tout serait fait pour éviter les licenciements secs.

"Mais nous verrons quelle est l'attitude des syndicats. Nous avons déjà évoqué la possibilité d'un temps partiel pour tout le monde, comme cela se fait en Allemagne, mais l'idée a été refusée. Nous allons essayer de trouver des solutions innovantes mais si on ne se retrouve que face à des attitudes fermées, il ne nous restera qu'une solution", a souligné Francis Degée.

Les personnes les plus touchées seront les employés. Outre les techniciens et les contremaîtres qui travaillent dans les usines, mais qui disposent encore en général d'un important capital de jours de congé compensatoire qu'ils sont invités à prendre, cela concerne aussi les employés de bureau. "Pour eux, la situation est plus problématique. L'entreprise sera fermée une semaine, la semaine prochaine et le bâtiment est souvent vide le vendredi. Nous incitons le personnel à passer à temps partiel. Plus la situation va durer, plus ça va être difficile", a conclu M. Degée.

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