Bénéfice net record pour Dassault en 2007, prudence pour les commandes futures

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Le constructeur aéronotique français Dassault Aviation a réalisé un bénéfice net de 382 millions d'euros, en hausse de 36% par rapport aux 281 millions d'euros réalisés en 2006. Cependant, l'année 2008 sera "une période d'incertitude" en terme de commandes, selon le PDG Charles Edelstenne (photo), en raison du ralentissement économique aux Etats-Unis.

(afp) - Le constructeur aéronautique français Dassault Aviation a réalisé un bénéfice en forte hausse en 2007 mais a prévenu jeudi que le ralentissement économique pourrait peser à l'avenir sur les commandes de ses avions d'affaires Falcon.

Dassault a réalisé en 2007 un bénéfice net de 382 millions d'euros, en hausse de 36%, par rapport aux 281 millions d'euros réalisés en 2006. Il est au-delà du consensus des analystes cités par Thomson IBES, à 340,9 millions.

Les prises de commande consolidées s'élèvent à 6,26 milliards d'euros et comprennent la vente de 212 avions d'affaires, ce qui représente "une très bonne année pour les Falcon", a commenté le PDG Charles Edelstenne lors d'une conférence de présentation des résultats.

Dans les prises de commande, les Falcon représentent 86%, la Défense France 10% et l'exportation Défense 4%.

Le bénéfice opérationnel s'établit à 503 millions d'euros pour une rentabilité opérationnelle de 12,3%. Le chiffre d'affaires 2007, déjà publié, s'élève à 4,08 milliards d'euros contre 3,30 milliards en 2006.

Les livraisons du nouveau Falcon 7X ont été limitées à 6 l'an passé en raison d'un "petit goulot d'étranglement" dans l'aménagement des avions à l'usine de Little Rock (Arkansas, Etats-Unis) mais ce problème est réglé, a indiqué M. Edelstenne.

Prudence pour 2008

L'année 2008 sera "une période d'incertitude" en terme de commandes en raison du ralentissement économique aux Etats-Unis qui "est en train de se diffuser à travers le monde", a déclaré M. Edelstenne. "Je me prépare donc à l'éventualité d'un impact de cette crise sur notre marché" a-t-il ajouté.

Pour les livraisons, il table "autour de 90 à 100 avions (civils) cette année" contre 70 en 2007.

M. Edelstenne s'est encore inquiété de l'évolution du taux de change euro/dollar.

L'exposition au dollar représente environ 50% du chiffre d'affaires civil de l'entreprise et Dassault est couvert "à peu-près à 70%", mais ce taux devrait se dégrader, a précisé M. Edelstenne.

Par conséquent, il souhaite augmenter de 10% l'externalisation de la fabrication du Falcon pour atteindre 70%, en misant sur les pays à bas coût ou en zone dollar.

Sur le terrain militaire, "je pense que nous vendrons le Rafale à l'étranger", a déclaré M. Edelstenne, sans plus de précision, en ajoutant que Dassault aurait les capacités de produire plus en cas de nouvelle commande.

L'avion de combat a pour l'instant été uniquement commandé par l'armée de l'air et la marine françaises. La France et Dassault négocient la vente de 14 Rafale à la Lybie après plusieurs échecs dans d'autres pays.

L'entreprise attend les résultats du livre blanc sur la Défense, dont la publication est attendue au printemps, pour évaluer son "impact sur les différents matériels et en particulier le Rafale", a commenté le patron de Dassault.

 

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