Brederode cherche un acquéreur pour Dumo (mousses)

Le holding Brederode a annoncé vouloir céder sa participation dans Dumo, l'une de ses participations, spécialisée dans le polyuréthane. Selon le management de Brederode, l'incidence de cette vente sur ses résultats futurs sera négligeable.

(l'écho) Le holding Brederode présidé par Pierre van der Mersch, a l'intention de céder sa participation dans Dumo, une société qui produit des blocs de mousse (polyuréthane) pour la fabrication de matelas et de fauteuils. Basée à Roulers, Dumo est actuellement détenue par Arthemaura qui, à son tour, est contrôlée par Brederode (50%), par la Luxembourgeoise Mapicius (25%) et par Hendrik Kesteloot, le directeur général de Dumo.

Dans son dernier rapport annuel, Brederode signale que les actionnaires d'Arthemaura ont récemment mandaté une banque d'affaires afin de négocier la vente de la totalité des actions de la société.

Avec 200 personnes et des unités de production en Belgique, en Allemagne, en France et aux Pays-Bas, Dumo a généré l'an dernier un chiffre d'affaires de 53,1 millions d'euros contre 51,8 millions en 2005. L'Ebitda a pour sa part doublé passant de 1,4 million à 2,8 millions d'euros en 2006. L'exercice précédent est aussi celui du retour au bénéfice après plusieurs années dans le rouge. Dumo a dégagé en 2006 un profit de quelque 50.000 euros.

La société d'investissement de Waterloo a fait état pour 2006 d'un bénéfice net (part du groupe) de 189 millions d'euros.

Le rapport annuel nous apprend également qu'un supplément d'impôts de près de 9 millions d'euros a été enrôlé le 15 septembre 2006. Le supplément fait l'objet d'une réclamation introduite auprès de la direction régionale de Bruxelles. Ce litige fiscal qui remonte à l'exercice 2004 (revenus 2003) concerne des investissements américains de Brederode.

L'administration fiscale conteste l'exonération des plus-values réalisées sur les investissements en " private equity " via des partnerships américains et sur certains investissements dans les sociétés immobilières américaines, explique Brederode. L'administration considère en outre que les dividendes versés par ces sociétés immobilières US ne peuvent bénéficier de la déduction au titre de revenus définitivement taxés.

Stéphane Wuille

Photo belga

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