Cinq candidats à la succession du patron de Siemens

Parmi elles figure le président du directoire de Linde, numéro un mondial des gaz industriels, Wolfgang Reitzle, et qui serait le favori du président du conseil de surveillance de Siemens.

(afp) Cinq candidats sont pressentis pour succéder à Klaus Kleinfeld à la tête du groupe industriel allemand Siemens, empêtré dans une affaire de corruption, affirme l'hebdomadaire allemand Focus à paraître lundi.

Dans un extrait de l'article diffusé samedi, le magazine affirme que le président du conseil de surveillance, Gerhard Cromme, a retenu cinq personnalités potentielles, toutes étant actuellement dans la direction d'une entreprise, pour prendre la tête de Siemens.

Parmi elles figure le président du directoire de Linde, numéro un mondial des gaz industriels, Wolfgang Reitzle, et qui serait le favori de M. Cromme, selon Focus, qui cite des sources proches du président du conseil de surveillance.

Le nom du patron de Linde est d'ailleurs déjà largement cité par la presse allemande ces derniers jours.

Par ailleurs, le conseil de surveillance de Siemens envisage de "réduire drastiquement" la direction de la holding à Munich (sud), croit savoir un autre hebdomadaire allemand, der Spiegel, à paraître lundi.

Selon le magazine, le nouveau président du conseil de surveillance de Siemens, Gerhard Cromme aurait fait part de ces intentions "à des confidents". Un porte-parole du groupe s'est refusé à commenter ces spéculations.

Mercredi, le président du directoire Klaus Kleinfeld avait annoncé son prochain départ du groupe, tirant les conséquences du scandale de corruption qui secoue Siemens.

La semaine derière, Heinrich von Pierer, alors président du conseil de surveillance de Siemens, avait déjà annoncé qu'il quitterait ses fonctions le 25 avril. Aucun de ces deux responsables n'est pour l'instant mis en cause personnellement.

Le groupe est surtout soupçonné d'avoir versé au moins 400 millions d'euros de dessous-de-table pour décrocher de gros contrats de télécommunications.

Selon der Spiegel, le groupe aurait versé "des millions pendant des années afin d'empêcher un blocus de ses produits sur le marché arabe". Le directeur général du groupe à Damas (Syrie) "a reçu entre 1999 et 2006 plus de 72 millions d'euros du groupe d'électronique munichois", affirme le magazine. Dans un rapport confidentiel, le cabinet d'audit KPMG a classé les versements effectués à la fin de l'an dernier comme "sujets à grand risque de corruption", poursuit le magazine.

Le groupe s'est refusé à tout commentaire en raison d'une enquête en cours.

Photo Bloomberg

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