EADS pourrait vendre huit des ses usines - média

Le groupe aéronautique européen EADS pourrait se séparer de quatre usines en France, autant qu'en Allemagne, affirme le journal Les Echos vendredi. Chirac et Merkel vont se rencontrer pour discuter d'une augmentation de capital.

L'Airbus 350, un projet technologique à la pointe du progrès, mais une entreprise commerciale périlleuse - Photo Belga

(AFP) - Le groupe aéronautique européen EADS pourrait se séparer de quatre usines en France, autant qu'en Allemagne, dans le cadre d'une version remaniée du plan de restructuration de sa filiale Airbus "Power8", qui serait validé la semaine prochaine, affirme le journal Les Echos vendredi.

Le PDG d'Airbus Louis Gallois proposerait en France l'externalisation des sites de Méaulte et de Saint-Nazaire ville et "ajouterait dans le balance d'autres établissements du groupe EADS, comme le site Sogerma de Rochefort, qui fabrique des sièges d'avions, et l'usine Socata de Tarbes, qui produit des avions de tourisme", selon les Echos.

En Allemagne, autant de sites seraient visés: Varel, Nordenham, Laupheim et Buxtehude. Le Royaume-Uni serait aussi concerné avec la vente possible de l'usine de Filton et l'Espagne avec celle de Purto Real.

Par ailleurs, "les responsables allemands auraient renoncé à obtenir le tronçon central du futur A350", affirme le journal, sans citer de source.

Le conseil d'administration d'EADS, la maison mère d'Airbus, se réunirait "la semaine prochaine" pour valider ce plan remanié.

L'annonce du plan, qui était prévue mardi 20 février, a dû être repoussée à la dernière minute, faute d'accord des actionnaires d'EADS sur le partage des tâches dans le programme du long-courrier A350 et sur la répartition des suppressions d'emplois.

EADS s'est engagé jeudi à rendre rapidement son verdict sur le plan de restructuration de l'avionneur européen, en indiquant qu'il serait dévoilé d'ici la publication de ses résultats annuels le 9 mars.

Merkel et Chirac

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Jacques Chirac doivent discuter d'une possible augmentation de capital du groupe d'aéronautique européen EADS, lors d'une rencontre vendredi en Allemagne, affirme à son tour le Financial Times Deutschland.

Le quotidien cite des sources gouvernementales.

EADS a besoin d'argent frais pour financer le programme de long courrier A350 de sa filiale Airbus. Mais une augmentation de capital est épineuse, car elle est susceptible d'entraîner une modification de l'équilibre des forces au sein de l'actionnariat.

Les déboires d'EADS et de sa filiale Airbus se sont invités au sommet Merkel-Chirac de vendredi. Berlin est monté au créneau à plusieurs reprises ces dernières semaines, car l'Allemagne refuse d'avoir à payer une note sociale plus lourde que la France.

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