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EADS simplifie sa gouvernance, Enders nouveau pilote d'Airbus

Le groupe européen EADS a dévoilé lundi un organigramme simplifié, plaçant Louis Gallois seul aux commandes d'EADS et son homologue allemand Tom Enders à la tête d'Airbus, à l'occasion d'un sommet franco-allemand.

(afp) La refonte du système complexe de direction bicéphale franco-allemande d'EADS, accusé d'être à l'origine des déboires de l'A380, devait être le thème principal de la rencontre entre le président français et la chancelière allemande, arrivés en fin de matinée chez Airbus à Toulouse pour rencontrer les actionnaires du groupe, avant un sommet franco-allemand en début d'après-midi.Mais le coprésident exécutif allemand du groupe d'aéronautique et de défense, Tom Enders, n'a pas attendu la descente d'avion des chefs d'Etat et de gouvernement pour annoncer à des journalistes qu'un accord avait été trouvé, prévoyant qu'il prenne la tête d'Airbus, en remplacement du Français Louis Gallois, qui deviendra de son côté seul président exécutif d'EADS.Rüdiger Grube, qui partageait avec Arnaud Lagardère la présidence du conseil d'administration du groupe, restera seul à ce poste.

Arnaud Lagardère prendra sa succession dans quatre ans et restera dans l'intervalle le représentant de l'actionnnariat français au sein de ce conseil.Si le scénario d'une direction et d'une présidence unique faisait consensus, la délicate question des nominations à chaque poste, et la préservation de l'équilibre franco-allemand, n'a été tranchée que "la veille", a-t-on appris de source proche du dossier.M. Enders s'est félicité de l'accord: "Maintenant, l'entreprise est dotée d'une structure de direction claire. C'est une solution équitable. Il n'y a pas de vainqueur. Seul EADS est vainqueur", a indiqué le futur patron d'Airbus, le cinquième nommé en deux ans.Interrogé sur le plan de restructuration "Power8" mis en oeuvre chez Airbus par Louis Gallois, M. Enders a précisé qu'il n'y aurait "pas de rupture chez Airbus".

M. Enders a rejeté toute idée de déclassement, en soulignant que "l'avenir opérationnel de toute l'entreprise va se jouer chez Airbus". L'Allemand, dont les rapports avec M. Gallois sont réputés difficiles, a par ailleurs assuré n'avoir "aucun problème avec le fait de rapporter à Louis Gallois".L'actuel président d'Airbus a quant à lui seulement souligné que "l'essentiel est de déboucher sur une solution qui soit un progrès par rapport à la situation que nous connaissons actuellement".Le scénario un temps envisagé aurait vu Tom Enders garder la présidence d'EADS tandis que M. Gallois serait resté pilote chez Airbus.

Mais le Français refusait d'être sous les ordres de son homologue allemand, et de perdre son siège au conseil d'adminsitration d'EADS, a confié à l'AFP une source proche de ce conseil.Nicolas Sarkozy, qui a érigé le dossier EADS en "priorité" dès le début de son mandat, déjeunait lundi auprès d'Angela Merkel avec des salariés d'Airbus. Ils devaient s'exprimer sur la question en début d'après-midi, alors que des différends apparaissent dans le couple franco-allemand, notamment sur la BCE et l'euro.La journée s'achevera par une entrevue élargie à leurs ministres des Affaires étrangères et européennes, avant une conférence de presse commune programmée à partir de 15h00 (13H00 GMT).

L'euro, l'indépendance de la banque centrale européenne (BCE) et le déficit budgétaire français devraient constituer les autres thèmes sensibles du sommet. Mme Merkel s'est clairement démarquée le 11 juillet de la position française et des critiques de M. Sarkozy sur la politique de l'euro fort.

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