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EDF s'envole et supplante Total en tête des capitalisations françaises

Après avoir déjà gagné près de 4% mercredi, le titre s'envole à nouveau ce matin sur Euronext Paris et détrône Total de sa place de numéro des capitalisations boursières françaises.

Bruxelles (afp) L'action EDF s'envolait jeudi matin, affichant une deuxième forte progression consécutive, et rejoignant pour la première fois le pétrolier Total en tête du palmarès des capitalisations boursières françaises.

A 07H50 GMT (09H50 à Paris), l'action EDF gagnait 4,74% à 77,61 euros, soit un nouveau record.La capitalisation boursière de l'électricien, 140,7 milliards d'euros, est désormais supérieure à celle du pétrolier Total, qui atteint 140,2 milliards d'euros. Total avait brièvement perdu sa place de première capitalisation à la fin des années 90, devancé à la fin de la bulle spéculative sur les télécoms par France Télécom, dont l'action s'était ensuite effondrée.

Mercredi, l'action EDF avait déjà gagné 3,94% à 74,10 euros, profitant de l'annonce d'une candidature d'EDF et Areva à la construction d'un réacteur nucléaire de troisième génération (EPR) au Royaume-Uni. La société a ouvert son capital en novembre 2005, et près de cinq millions de particuliers ont acheté l'action au prix de 32 euros. Depuis cette date, le cours a progressé de 142,53%, et l'Etat, propriétaire de 86% du capital, devrait à nouveau céder des titres à l'automne, selon les scenarii de la banque UBS, qui a relevé jeudi de 25% son objectif de cours sur l'action EDF, pour la porter à 100 euros."D'après notre analyse, le nouveau gouvernement devrait effectuer un placement représentant 7 à 8 % du capital début septembre. Ce placement nous paraît positif, principalement pour des raisons de liquidité", indique la banque.Un placement de 7% à 8% du capital représenterait, au cours actuel, de 9,8 à 11,2 milliards d'euros."Selon nous, EDF bénéficie d'un potentiel de hausse (du bénéfice) opérationnel significatif compte tenu de quatre "éléments", indique UBS, dans une note à ses clients investisseurs."Le fort potentiel de rentabilité du parc nucléaire, qui offre une bonne visibilité (augmentation du facteur de charge, augmentation des capacités, extension de la durée de vie des centrales), la poursuite du processus de réduction des coûts, la hausse des prix de vente non réglementés et la suppression progressive de la majeure partie des tarifs réglementés", détaille la banque."D'après nos calculs, la durée de vie moyenne des centrales nucléaires d'EDF est de 35 ans, et nous prévoyons que la première fermeture d'un réacteur à eau pressurisée (REP) interviendra seulement au-delà de 2030", ajoute la banque."Nous prévoyons également que la France présentera un plan de suppression progressive des tarifs réglementés pour les moyennes et les grandes entreprises vers la fin de l'été 2007", indique la note d'UBS.

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