EXCLU - Ecodis a bien colmaté ses fuites en 2007

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Le spécialiste de la désinfection écologique de l’eau coté sur Alternext a sensiblement développé son portefeuille de clients. Mais il lui faudra négocier plusieurs obstacles à son avantage pour être fidèle au rendez-vous de 2008...

Elmar Peters, CEO d'Ecodis

Bruxelles (L'Echo) - Ecodis est parvenu à contenir ses pertes sous le niveau initialement pressenti l’an dernier.

Ce spécialiste de la désinfection écologique de l’eau coté depuis juin dernier sur Alternext a ainsi encouru au titre de l’exercice 2007 un déficit d’exploitation de 2,07 millions d’euros là où le prospectus d’émission qui a précédé son introduction en Bourse mentionnait 3,82 millions.

Son chiffre d’affaires, attendu à 0,81 million, a pour sa part atteint 1,03 million d’euros, ce qui traduit une croissance de 176%.

Quant à sa perte nette, elle s’établit à 3,13 millions. Mais à la décharge d’Ecodis, il faut dire qu’elle a été lourdement plombée par la prise en compte en une seule fois des frais d’IPO, lesquels se sont élevés à 1,3 million d’euros alors qu’ils avaient initialement été évalués à 1 million. Pas de quoi faire vaciller une position de trésorerie jugée relativement confortable, toutefois. Rappelons que le plan d’affaires de l’entreprise anversoise n’anticipe pas la rentabilité avant 2011.

Sa direction ne semble d’ailleurs pas bouder son plaisir. Elle impute à l’extension sensible du portefeuille de clients le mérite de ce bulletin meilleur que prévu.
« Nous avons clairement récolté les fruits de notre focalisation sur la construction d’une force de vente digne de ce nom », explique le directeur financier, Walter Beyers.

Ce phénomène a été perceptible de part et d’autre de la frontière qui sépare les marchés où Ecodis est aujourd’hui présente.
La Belgique a pris quelque 57% du chiffre d’affaires à son compte, et les Pays-Bas le solde.
Sur le plan sectoriel, l’industrie et le secteur public ont contribué à 55% de ces revenus, tandis que celui des soins de santé en a généré 45%.

Corollaire évident du développement de la force de vente, les frais généraux ont augmenté de 5%, à 1,2 millions d’euros.
Ce qui n’est finalement pas si mal si l’on considère que les effectifs de la société ont doublé, à 43 unités, depuis juin dernier.
Les frais de R&D sont en revanche restés limités à l’enveloppe budgétaire définie antérieurement, à savoir 0,72 million.

Au rayon des perspectives, un optimisme modéré est de rigueur.
Car s’il est un fait établi que « l’intérêt pour le traitement préventif de l’eau continue de croître, tant dans l’industrie que dans le secteur des soins de santé », deux défis devront impérativement être relevés pour qu’Ecodis puisse négocier à son avantage l’objectif d’un chiffre d’affaires de 3,5 millions d’euros qu’elle s’est fixé.

« Il reste une quinzaine de postes à pourvoir pour compléter notre organisation. Nous devons absolument réussir à recruter ces collaborateurs, mais cela n’a rien d’évident au vu du niveau de qualification très élevé et spécifique que nous requérons », constate son patron, Elmar Peters.

L’autre priorité concerne la certification de la technologie, tant en Belgique qu’aux Pays-Bas.
« En Belgique, c’est la dernière ligne droite. Le dossier est à l’examen auprès du Conseil de Santé, qui soumettra ensuite son avis au ministre compétent. Nous espérons qu’une décision positive tombera avant l’été. Aux Pays-Bas, où nous opérons sur base d’un certificat provisoire, nous tablons sur un accord pour cette année, voire le début de 2009 ».
L’accès au marché britannique figure également au menu des réjouissances, avant la France l’année prochaine… ou la suivante.

Enfin, la R&D aura aussi son mot à dire. Quoi de plus normal d’ailleurs pour une société qui se définit comme technologique.

Fabian Lacasse

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