InBev veut être le meilleur, pas le plus grand

En marge d'une assemblée des plus pauvres en terme et sans surprise, Carlos Brito, le CEO d'Inbev a fait le point sur une série de dossiers en cours.

Bruxelles (L'Echo) En marge d'une assemblée des plus pauvres en terme de questions d'actionnaires et qui a vu l'ensemble de l'agenda être avalisé sans autre forme de procès, Carlos Brito, le CEO d'Inbev a fait le point sur une série de dossiers en cours et qui font l'actualité du géant brassicole. Sans scoop à la clef.

1.La croissance.

Le dirigeant a ainsi longuement rappelé le triangle magique du groupe brésilien qui doit lui permettre d'être, non le plus grand, mais bien le meilleur. Par meilleur, Brito entend " le plus profitable ". Et pour cela, trois axes de croissance ont été définis par le Brésilien comme la base de la croissance à long terme d'InBev : une croissance interne des volumes supérieure à celle du marché, une progression du chiffre d'affaires plus élevée que la hausse des volumes notamment en améliorant le mix-produit, et bien sûr réduire encore et toujours les coûts. L'ensemble devant offrir au géant un potentiel d'amélioration de ses marges. Potentiel qui n'a pas été quantifié par le dirigeant…

2. La Commission et Brock

Sur les sujets qui fâchent, Brito s'est montré (encore) moins disert. Déclarant " respecter la décision de la Commission " au sujet de son amnistie dans le cartel brassicole aux Pays-Bas ou encore " poursuivre les discussions " avec l'ex-CEO John Brock sur le montant controversé de ses indemnités de départ.

3.La consolidation

Si le secteur fourmille de rumeurs de mariages entre les différents géants brassicoles et qui mariait notament InBev à Anheuser-Busch, Brito tient à rappeler que 95% du management d'InBev a pour mission la croissance interne. " Nous ne voulons pas de consolidation pour la consolidation ", a martelé le dirigeant, rappelant qu'une expansion sur des marchés comme la Russie, la Chine, l'Amérique latine voire l'Inde restait bien entendu de l'ordre du possible, pour autant qu'elle crée de la valeur pour l'actionnaire.

A ceux qui voulaient en savoir davantage, Brito a fixé rendez-vous le 10 mai prochain à la publication des comptes trimestriels, avant de quitter illico presto la salle par une porte dérobée. C'est ça le " bresilien way of communicating ".

Photo Belga

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