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Le bénéfice de PSA Peugeot Citroën a plongé de 82,9% en 2006

Le groupe PSA Peugeot Citroën a engrangé l'an dernier un bénéfice net de 176 millions d'euros, soit 82,9% de moins que le 1,029 milliard empoché en 2005, a annoncé mercredi le groupe automobile français. Selon les responsables du groupe, ce plongeon, qui suit une première baisse de plus de 35% du bénéfice net entre 2004 et 2005, est principalement dû à un recul des ventes sur le marché européen.

(belga) Le chiffre d'affaires a par contre progressé légèrement (+0,6%) pour atteindre 56,6 milliards d'euros. La part du bénéfice opérationnel dans celui-ci a par contre reculé à 2% (soit 1,12 milliard d'euros), contre 3,4% en 2005, ajoute Peugeot Citroën dans un communiqué. Le recul du bénéfice est pour l'essentiel la conséquence de chiffres de ventes peu reluisants sur les marchés européens. Peugeot et Citroën n'ont ainsi vendu l'an dernier que 2,3 millions de modèles, soit 2,7% de moins qu'en 2005. La part de marché de PSA est passée quant à elle de 14,3% en 2005 à 13,9% l'année suivante.

Ce recul enregistré sur le vieux continent a toutefois été compensé partiellement par la progression de 4% des ventes dans le reste du monde, où 1,07 million de modèles ont été écoulés.

Le nouveau patron du groupe, Christian Streiff, qui a succédé à Jean-Martin Folz, entend inverser la tendance négative qui se manifeste sur le marché européen en renouvelant la gamme. Le lancement récent de la Citroën C4 Picasso sera ainsi suivi, au milieu de l'année, par celui de deux SUV Peugeot et Citroën et de la Peugeot 4007. M. Streiff table également sur le "succès croissant" des modèles qui ont été lancés en 2006 pour doper les ventes.

Le nouvel administrateur délégué de PSA, ex-patron d'Airbus, a par ailleurs procédé à un réaménagement du comité de direction et mis sur pied un groupe de travail chargé de présenter un nouveau plan sur trois ans visant à rétablir la rentabilité du groupe. Le plan de réductions des coûts de son prédécesseur, Jean-Martin Folz, qui doit notamment se traduire par la suppression de quelque 10.000 emplois, peutr également être "accéléré", a ajouté M. Streiff.

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