Le chiffre d'affaires trimestriel de Bekaert légèrement inférieur aux attentes

Les actionnaires de Bekaert ont avalisé les comptes 2006 et réduisent le conseil d'administration à 14 personnes

(L'Echo) L'assemblée générale des actionnaires du groupe de tréfilerie Bekaert a avalisé mercredi les comptes 2006, marqués notamment par une hausse de 5% du chiffre d'affaires, qui a franchi la barre des 2 milliards d'euros, et par une marge Ebit sur chiffre d'affaires de 7,3%. Le groupe basé à Courtrai a également enregistré un Ebitda record de 262 millions d'euros et un bénéfice net de 142 millions d'euros, dépassant ainsi largement les attentes des analystes.

Pour Bekaert, cette conjoncture positive a trouvé un prolongement au premier trimestre de cette année, marqué par un chiffre d'affaires consolidé de 514 millions d'euros, en hausse de 7% par rapport au début 2006 (+6% attribuables à la croissance organique, +4% résultant des acquisitions et des désinvestissements, le tout contrebalancé par une baisse de 3% due aux effets des taux de change). Une performance proche des attentes des analystes, qui tablaient sur un chiffre d'affaires de 516 millions d'euros. La croissance du chiffre global, qui prend également en compte 100% du chiffre des joint ventures et des sociétés associées après élimination des ventes, est plus modeste: +2% à 811 millions d'euros.

Les produits tréfilés avancés ont enregistré la plus belle avancée, gagnant 8% sur un an pour atteindre 437 millions d'euros. Cela en dépit du recul de 11% subi sur le marché nord-américain, une évolution que l'administrateur délégué du groupe, Bert de Graeve, explique surtout par la baisse du dollar face à l'euro, mais aussi par une activité industrielle "relativement faible". Interrogé par les journalistes au terme de l'AG, Bert de Graeve a toutefois relativisé cette contre-performance, le groupe s'étant délesté, entre le premier trimestre 2006 et le début de cette année, de deux usines à Dyersburg (Tennessee) et à Muskegon (Michigan).

Les produits tréfilés avancés, fleuron de Bekaert sur le marché chinois (+54% l'an dernier), ont par contre confirmé leur bond en avant durant les trois premiers mois de cette année, le chiffre d'affaires y ayant gagné 49%. Le tréfileur, qui emploie quelque 4.000 personens dans ce pays, compte y investir à nouveau quelque 100 millions d'euros, soit le même montant que l'an passé.

A noter également la belle performance réalisée sur le marché européen, où le groupe ouest-flandrien a accru son chiffre de 22%.

La progression est sensible aussi dans le segment des matériaux avancés (+8% à 47 millions d'euros). Les inox ont ainsi fortement progressé à la suite de la hausse des prix des matières premières dans les qualités de fil machine à base de nickel. Le chiffre du département revêtements avancés ne progresse quant à lui que de 1% à 31 millions d'euros.

Le groupe Bekaert se dit "confiant pour le premier semestre de l'année", sans toutefois aller plus loin dans le jeu des pronostics. "Notre visibilité (à plus long terme) est limitée. Il est donc difficile de prévoir ce qui se passera au 2e trimestre, traditionnellement un peu plus faible", a dit Bert de Graeve.

En attendant, Bekaert garde par ailleurs les yeux rivés sur les quatre grands marchés émergents que sont le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine (les "pays BRIC"). Le président du conseil d'administration, Paul Buysse, n'a du reste pas manqué de souligner que la société avait reconquis au dernier trimestre 2006 sa position de numéro un sur le marché chinois, grâce à une capacité de production de steel cord portée à 200.000 tonnes par an.

Deux administrateurs du groupe, Georges Jacobs et Pol Bamelis, ont par ailleurs fait leurs adieux mardi. Ils seront remplacés par une seule personne, Lady Judge, une experte britannique d'origine américaine, qui siégera comme administratrice indépendante durant les trois prochaines années.

Luc Van Driessche

Photo Belga

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