Le patron de Pirelli attaque durement les autorités italiennes

Sans jamais nommer le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi, M. Tronchetti Provera fustige "la confusion des genres entre activités d'entreprise et pouvoirs publics".

(afp) Marco Tronchetti Provera, président de Pirelli, s'en est pris durement lundi aux autorités italiennes accusées de lui avoir fait "payer son indépendance", après l'accord sur la reprise d'une partie du capital de Telecom Italia par un consortium italo-espagnol.

Jusqu'à cet accord, Marco Tronchetti Provera était l'actionnaire principal de Telecom Italia, qu'il contrôlait à travers la holding Olimpia.

Dans le Corriere della Sera et la Stampa, il dénonce les pressions subies ces derniers mois alors qu'il cherchait à vendre sa holding Olimpia.

"L'Italie est un pays qui considère d'un mauvais oeil l'entrepreneur. Ou bien, il met son rôle en discussion, ou bien il le considère comme un subalterne", déclare-t-il au Corriere della Sera.

"Ils m'ont fait payer mon indépendance. Je respecte la politique, mais je prétends au même respect de la part de la politique", a-t-il aussi déclaré à La Stampa, évoquant "une alliance financière, politique et des médias" qui se serait formée contre lui pour "faire rentrer Telecom dans le rang".

Le gouvernement de Romano Prodi a été accusé d'interventionnisme dans l'affaire Telecom Italia qu'il refusait de voir tomber dans les mains de l'américain ATT qui a finalement retiré son offre de rachat le 16 avril.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect