Modrikamen remet en question l'AG de Fortis

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Suite à l'ordonnance du tribunal de commerce du 8 décembre dernier, Fortis avait un mois pour remettre une série de documents à Mischaël Modrikamen, l'avocat de quelque 2.300 petits actionnaires de Fortis. Parmi ceux-ci, les attestations de blocage et les procurations des actionnaires en vue de l'assemblée générale qui s'est tenue à Gand le 28 avril 2009.

Bruxelles (L'Echo) - Suite à l'ordonnance du tribunal de commerce du 8 décembre dernier, Fortis avait un mois pour remettre une série de documents à Mischaël Modrikamen, l'avocat de quelque 2.300 petits actionnaires de Fortis. Parmi ceux-ci, les attestations de blocage et les procurations des actionnaires en vue de l'assemblée générale qui s'est tenue à Gand le 28 avril 2009. Après avoir passé ces documents à la loupe, la conclusion du conseil des petits actionnaires et de son associé Olivier Bonhivers est édifiante: selon eux, l'assemblée qui a avalisé la cession de Fortis à BNP Paribas n'était pas valable. Ils remettent en cause la validité de plus de 362 millions de titres. Pour "retourner" le vote, il leur aurait fallu 286 millions de titres. Selon leurs calculs, ils sont au-delà.

Pour étayer leur thèse, les deux avocats s'appuient sur les documents remis en fin de semaine dernière par les conseils de Fortis. Les principaux actionnaires de Fortis, dont JP Morgan, Solvay, Goldman Sachs, Deutsche Bank, Brederode, Ethias, BNP Paribas ou les enfants de Maurice Lippens, auraient été incapables de prouver le blocage de leurs actions au moment de l'assemblée, invalidant du coup leur vote.

Faux, rétorque Fortis qui assure - et démontre - n'avoir rien à se reprocher.

Nicolas Keszei
(c) - L'Echo

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