Picañol: fini le temps des stocks options

Le temps où le management de fabricant yprois de métiers à tisser Picañol, Jan Coene en tête, s'accordait de plantureux plans de stocks options semble désormais révolu. Président et CEO de Picañol, Chris Dewulf a perçu à ce titre une rémunération de base de 459.000 euros en 2006 indique le rapport annuel de la société.

(l'écho) C'est ce qui ressort de l'analyse du chapitre du rapport annuel 2006 consacré à la rémunération des dirigeants du fabricant yprois de métier à tisser. " Il n'existe aucun plan d'options ou de warrants en cours " peut-on ainsi lire dans le chapitre consacré à la rémunération des administrateurs.

Président et CEO de Picañol, Chris Dewulf a perçu à ce titre une rémunération de base de 459.000 euros en 2006 indique le rapport annuel de la société. A cette somme s'ajoute un montant de 62.545,80 euros consacré à des primes d'assurances et à une voiture de société. Ceci sans compter, une rémunération variable de 229.000 euros sur base des prestations réalisées au cours de l'exercice écoulé.

Quant à Patrick Steverlynck, il a perçu un montant de 280.656,66 euros depuis sa nomination comme administrateur de Picañol le 22 mai dernier. Ce montant ne tient pas compte d'une gratification versée à GTP Greenville (filiale autonomie dédiée aux services à l'industrie textile) pour 33.139,73 dollars. Aucune autre rémunération (variable, jetons de présence) n'a été versée à Steverlynck précise encore le rapport annuel.

En ce qui concerne le comité de management, regroupant les administrateurs exécutifs, il a été rémunéré dans son ensemble (hors rémunération du Président & CEO s'entend, soit 6 personnes) à hauteur de 1.275.627,39 euros pour 2006. Ce montant inclut les primes d'assurances. Enfin, une rémunération variable d'un montant de 442.082 euros a été attribuée pour les prestations fournies en 2006.

Pour rappel, Picañol a renoué avec les bénéfices en 2006, l'exercice se soldant par un bénéfice net de 5,6 millions d'euros contre une perte nette de 4,7 millions douze mois avant. Le chiffre d'affaires consolidé est ressorti à 410,3 millions d'euros, en progression de 3,5% sur les 396,3 millions de l'exercice précédent.

On est donc loin du temps de Jan Coene, le redresseur de l'entreprise yproise de métiers à tisser qui s'était fait octroyer par Picañol un plantureux plan de stock options. Après enquête, faisant suite aux attaques de la société de défense des minoritaires Deminor, on allait s'apercevoir que la confusion d'intérêt régnait à tous les étages de l'entreprise, et que la famille fondatrice, les Steverlynck, mélangeait allégrement les finances de l'entreprise et ses biens personnels.

Le retentissement médiatique de l'affaire Picañol a entraîné une série de mesures dont la plus connue du grand public est sans doute le code Lippens entré en vigueur le 1er janvier 2005. Il a conduit les entreprises cotées à établir une charte de governance et a lui consacrer un chapitre de leur rapport annuel publié en 2006 avec en ligne de mire notamment la rémunération des dirigeants.

David Collin

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Photo belga

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