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Renault-Daimler, les fiançailles ?

Carlos Ghosn, CEO de Renault, doit s'exprimer mercredi sur la nature d'un futur partenariat avec le groupe allemand. Les tractations durent depuis un certain temps. Le scénario d'une participation croisée pourrait être retenu.

(L'Echo) - La rumeur enfle sans que personne ne commente... Une conférence de presse que doit tenir Renault mercredi va-t-elle enfin mettre les choses au point?

Depuis plusieurs semaines, ce n’est plus un secret pour personne, le groupe français fleurte avec Daimler/Mercedes. Les deux constructeurs sont en quête d’un partenaire et ils ont tous les deux un intérêt à s’allier avec l’autre.

  • Daimler serait ainsi tenté de s’appuyer sur la technologie Renault - et les plates-formes Clio et Twingo - pour lancer une nouvelle gamme de petites citadines dont une Smart quatre places.
  • En échange, le groupe allemand apporterait à Renault-Nissan son savoir en matière de motorisations Diesel. Rien d’anormal au vu des synergies naissantes dans l’industrie.

Sauf que le 15 mars, c’est une véritable bombe que le «Financial Times Deutschland» amorçait : plutôt que de se limiter au partenariat stratégique, les deux groupes pourraient envisager une participation croisée.Le scénario, pour des raisons capitalistiques, a été plusieurs fois écarté. Voilà pourtant qu’il revient sur la table...

Selon différentes sources dans le secret des dieux, Renault et Nissan, alliés de longue date, s’apprêtent à sortir du bois. Un conseil d’administration doit se tenir mardi pour discuter des différents éléments de l’accord avec Daimler «et évoquer la taille des éventuelles participations croisées».

«Renault a prévu une communication pour le sept. Ce sera une conférence du PDG Carlos Ghosn», confirme-t-on seulement du côté de la marque au losange.

Un échange symbolique ?

Daimler étant valorisé à 39 milliards d’euros contre 10 milliards pour Renault, l’échange d’actions pourrait rester symbolique - autour des 3-4% évoquent les agences de presse lundi - alors que Carlos Ghosn aurait, dans un premier temps, espéré monter jusque 10%."L'entrée de Nissan dans la négociation pourrait constituer une solution", estimaient il y a peu les experts d'Oddo Securities.

Ni Renault ni Nissan ne se prêtent aux commentaires mais, en coulisses, on annonce déjà des économies substantielles. «Tant les Allemands que les Français espèrent épargner des milliards d’euros en recherche et développement», indiquent ainsi à Bloomberg deux personnes en lien direct avec les discussions.

«L'intérêt commun dépasse le segment des citadines. Daimler pourrait profiter de l'avance de Renault-Nissan sur les voitures électriques et offrir à ce dernier ses technologies hybrides», analysait récemment Max Warburton du cabinet Sanford Bernstein.

Pour la presse française, le losange et l’étoile n’ont jamais été aussi proches d’un accord. Seul frein : la frilosité de Daimler à s’allier depuis l’échec d’un certain mariage avec Chrysler.

F.Bailly

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