Sonaca vers un mieux en 2010 ?

2009 se clôturera sur une nouvelle perte de l’ordre de 60 millions contre 138 millions à fin 2008, dont 65 millions pour dénouer une position de change hasardeuse sur la livre turque.

Bruxelles (L'Echo) - Fin de ce mois, les administrateurs de Sonaca seront invités à valider les compte de l’exercice 2009. Ceux-ci seront définitivement adoptés lors de l’assemblée générale convoquée en juin.

Selon nos informations, l’année 2009 se clôturera sur une nouvelle perte de l’ordre de 60 millions EUR contre 138 millions à fin 2008, dont 65 millions, il est vrai, pour dénouer une position de change hasardeuse sur la livre turque.

Le résultat industriel (EBITDA) sera lui aussi négatif à hauteur de quelque 15 millions EUR (9 millions à fin 2008), le chiffre d’affaires, dans une
conjoncture très peu favorable, se contractant de quelque 30% d’un exercice à l’autre.

Si Pierre Sonveaux, président de Sonaca, s’est refusé à confirmer ces chiffres, il précise toutefois que la volonté du nouveau management a été de provisionner le coût social de la procédure Renault clôturée fin de l’an dernier (quelque 400 emplois concernés) sur le seul exercice 2009. L’équipementier de Gosselies a été confronté l’an dernier à d’ importantes chutes de cadence chez des clients comme Dassault (jet d’affaires), tandis que la montée en puissance chez Airbus de l’A380 « n’a pas répondu à nos attentes ».

Même constat chez l’autre très gros client de Sonaca qu’est l’avionneur brésilien Embraer pour les appareils régionaux.

Stabilisation en 2010

Pierre Sonveaux se montre modérément optimiste pour l’exercice en cours avec, dit-il, une « stabilisation » des commandes et quelques « tendances positives » pour des clients comme Dassault et même Airbus pour son gros porteurA380, voire le programme militaire de l’A400M enfin débloqué.
Concernant les deux grandes filiales brésilienne et nord-américaine du groupe gosselien, rappelons que celles-ci - « avec des coûts sociaux nettement moindre qu’en Belgique »- insiste Sonveaux, ont été très sévèrement restructurées.

L’entité brésilienne, victime d’Embraer, a perdu quais la moitié de ses effectifs et les filiales nord-américaines (Montréal et Wichita), fort liées à Bombardier, ont été élaguées de près de 30%.

Couvert sur le taux de change du dollar US jusqu’à la mi-2012, le groupe Sonaca, restructurations aidant, vise un EBITDA positif en 2010.

H.L.




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