EXCLU - 2008 promet d'être un "très grand cru" pour Proximedia

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Le rythme de croissance de ce prestataire bruxellois de services liés à l’internet a doublé l’an dernier. Et les perspectives pour l’exercice 2008 seraient excellentes, de l'aveu même de son patron, Fabrice Wuyts…

La performance réalisée l’an dernier repose sur la conjugaison de plusieurs facteurs favorables, au rang desquels l’entreprise cite la dynamique commerciale, le développement de modules web évolutifs, l’offre de nouveaux services ou la montée en puissance de sa cellule « grands comptes ». Last but not least, Bezoom, la filiale spécialisée dans la conception de videos « corporate » a cartonné d’emblée : en l’espace de seulement neuf mois, elle a récolté la bagatelle de 366 contrats, qui se sont traduits par un chiffre d’affaires de 1,1 million d’euros et un résultat à l’équilibre.

Pour ce qui la concerne, Proximedia, dont le modèle d’affaires repose sur des contrats quadriennaux, se félicite encore d’avoir non seulement constaté une augmentation sensible de ceux-ci, mais aussi une amélioration de leur taux de renouvellement par rapport à celui de 2006.

Sur le front des résultats, on observe quelques divergences. Ainsi, si le bénéfice d’exploitation de la firme informatique bruxelloise épouse une courbe linéaire par rapport à l’axe des revenus (+30%, à 2,73 millions d’euros), son excédent brut d’exploitation (EBITDA) et son bénéfice net (part de groupe) évoluent dans des directions opposées, le premier bondissant de 49% alors que le second doit « se contenter » d’une progression de 17%, à 1,39 million ou 0,69 euro par action.

Fabrice Wuyts, le patron de Proximedia, avance plusieurs arguments. « Cela s’explique globalement par l’absence toute provisoire de rentabilité de Bezoom, par une augmentation de la charge fiscale aux Pays-Bas et par la prise en charge d’une production immobilisée proportionnellement plus importante que par le passé. Cette option stratégique revient à étaler davantage la marge bénéficiaire d’un contrat sur toute sa durée », se défend-il.

Pour 2008, l’optimisme est de rigueur, même si le dirigeant préfère s’en tenir, par prudence, à son désormais habituel pronostic d’une croissance à deux chiffres, relativement équivalente pour les revenus et les profits.
« Les perspectives sont plus qu’excellentes, il est d’ores et déjà évident que cette année sera un très grand cru pour le groupe », se risque-t-il néanmoins à dévoiler. Ses convictions se fondent notamment sur le début d’année tonitruant signé par Bezoom – déjà 155 contrats « installés » lors des deux premiers mois de 2008 -, sur la contribution de la société Globule Bleu récemment acquise ou sur la concrétisation de nouveaux projets.

Fabian Lacasse

 

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