EXCLU - Mobistar a franchi la barre des 100.000 machines

©Lieven Van Assche

Mobistar vient de franchir la barre des 100.000 cartes SIM embarquées à bord de "machines" (contre 85.000 fin 2007), soit une part de marché de 50%. "Nous avons enregistré une progression de 35% en moyenne, ces trois dernières années, et nous parions sur 30% de plus pour chacun des 3 prochains exercices", a ajouté Stéphane Beauduin, qui assure que le revenu mensuel moyen par carte "reste stable, sous la double pression contradictoire d'un usage en hausse et de prix à la baisse".

Bruxelles (L'Echo) - Mobistar vient de franchir la barre des 100.000 cartes SIM embarquées à bord de machines (contre 85.000 fin 2007), nous a confié ce mercredi le directeur marketing de la filiale belge de France Télécom.

"Nous avons enregistré une progression de 35% en moyenne, ces trois dernières années, et nous parions sur 30% de plus pour chacun des 3 prochains exercices", a ajouté Stéphane Beauduin, qui assure que le revenu mensuel moyen par carte "reste stable, sous la double pression contradictoire d'un usage en hausse et de prix à la baisse".

90 millions en 2007

Mobistar revendique grosso modo 50% du marché belge (contre 43% pour Proximus et 7% pour Base). Un marché qui a pesé, l'an dernier, toujours rien qu'en Belgique, quelque 90 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Pour rappel, le marché des objets communicants ("machine-to-machine", "MaTMa" ou "M2M" dans le jargon), que l'Idate voit représenter jusqu'à 10% des revenus d'opérateurs mobiles en 2010, regroupe toutes les applications informatisées qui nécessitent la transmission de données, entre "machines" (serveur, GSM, PDA...), via un réseau mobile.

L'an dernier, ce segment concernait essentiellement chez nous la gestion des flottes de camions (30%), les voitures haut de gamme (20%), la télémétrie (40%) et les terminaux de paiement mobiles (10%), alors que le marché de la santé (et du vieillissement), jugé prometteur par le secteur, ne représenterait encore rien.

Le marché "machine-to-machine", qui regroupe tout et n'importe quoi (télésurveillance de locaux, maintenance de machines, info trafic, télé-secours, relevés automatiques de compteurs, contrôle des joueurs de Bingo, alimentation de cadres photos numériques...), est l'un des rares domaines dans lequel Mobistar devance Proximus (groupe Belgacom).

"Maintenir notre avance"

"Nous devrions être en mesure de maintenir cette avance, explique Stéphane Beauduin. Au niveau local, nous nous distinguons par notre capacité à nouer des partenariats pour remettre des offres sur mesure, alors que Proximus développe davantage une stratégie d'intégration. Nous correspondons donc mieux, d'après nous, aux attentes actuelles du marché. Et au niveau international, celui qui devrait décoller dans un deuxième temps, nous pourrons profiter de l'empreinte de France Télécom, pour exporter nos solutions."

D'après les estimations de Mobistar, dont les 20 salariés dédiés au "MaTMa" travaillent notamment pour la société cotée Transics, le taux de pénétration des objets communicants se situe actuellement aux alentours des 2%. "D'ici 2011, ce taux devrait atteindre 10%, soit 500.000 machines installées en Belgique", glisse le directeur marketing.

Comme la plupart des opérateurs européens, Mobistar, qui travaille actuellement indirectement le marché, en pesant en général entre 20 et 30% des forfaits vendus, est convaincu que le marché va progressivement basculer des applications "business-to-business" vers les applications "business-to-consumers" (enfants, animaux de compagnie...), essentiellement grâce à des arguments de sécurité.

La filiale de France Telecom négocie d'ailleurs actuellement un partenariat exclusif pour la Belgique avec les grands noms du GPS, Tom Tom et Garmin en tête.

Xavier Degraux

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